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"Même d'outre-tombe des ex peuvent encore revenir", lance Valérie Trierweiler

BILLET - Valérie Trierweiler compare les récents retours médiatiques d'anciens Présidents et d'anciens Premiers ministres.

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"Même d'outre-tombe des ex peuvent encore revenir", selon Valérie Trierweiler Crédit Image : CHARLES PLATIAU / POOL / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
Valérie Trierweiler

Depuis plusieurs semaines, on assiste à une succession de livres et d'interviews d'anciens présidents de la République et d'ancien Premier ministre, de Nicolas Sarkozy à François Hollande en passant par Lionel Jospin.

Vous savez que je suis bonne camarade et que j’écoute systématiquement mes collègues de bureau, Nathacha Polony et Philippe Caverivière. Et je ne sais pas pourquoi Philippe Caverivière fait une telle fixette sur les ex, surtout sur un. Vous voyez duquel je veux parler. Alors j’ai décidé de lui faire plaisir. Pas à l’ex, mais à Philippe.

Et bien moi aussi, je vais parler des ex ou plutôt du retour des ex, il n’y a pas de tabou ici. Parce que c’est perturbant un ex, c'est toujours présent, c'est toujours là, c’est encombrant. C'est même un mal persistant. Un ex, ça empêche de tourner la page, de faire table rase du passé, de regarder ailleurs.

La semaine dernière, je vous parlais des bébés Chirac, comment voulez-vous qu’ils s'en sortent, ils ont les ex en permanence autour d'eux. C'est n'est pas comme ça qu'ils vont pouvoir rencontrer le peuple. Vous savez, on appelle ça le kairos, en politique : le bon acte au bon moment.

Ce qu’ils veulent, c’est être Dé-si-rés !

Valérie Trierweiler
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Ce n'est pas pour demain avec ces ex. Regardez : ces derniers jours, nous avons eu droit au retour de deux ex-présidents : Nicolas Sarkozy et François Hollande, (et on en profite pour souhaiter un bon rétablissement à Valéry Giscard d'Estaing qui, lui, ne fait pas partie de cette bande).

Mais comme si cela ne suffisait pas, nous avons eu aussi le come-back de deux anciens Premier ministres : Alain Juppé et Lionel Jospin, ça fait beaucoup ! Mais ne les mettons pas tous dans le même panier : la démarche n’est pas la même entre les anciens présidents et les anciens Premiers ministres.

Les ex-Présidents ne supportent pas d’avoir été écartés du pouvoir. Ca les rend malades. D’avoir été battu, pour Sarkozy, et de ne pas avoir été en capacité de se présenter pour Hollande. Ils ont une revanche à prendre. Ce qu’ils veulent, c’est être Dé-si-rés ! Comme un ex. Réapparaître en sauveur de la nation. Mais pas de comparaison entre les deux.

Parce que si Sarkozy décidait de revenir, son propre camp l’accepterait très probablement, en dehors de quelques-uns. En tout cas, un quatrième livre depuis son départ de l’Élysée, ça commence à faire beaucoup. Mais reconnaissons que Le temps des tempêtes cartonne. Ce livre lui permet de faire le tour des librairies, le tour des télés et radio. Et tout cela n’est pas innocent. Il mesure aussi sa cote de popularité. Au cas où.

Les Premiers ministres veulent "aider leur camp"

Quant à François Hollande, il garde une frustration manifeste et meurt d’envie de dégager le petit qui lui a piqué la place. (Le petit, c'est Macron). Il lui suffit d’apparaître, lui aussi, sur un plateau télé pour dire qu’il veut travailler au projet présidentiel et c'est une véritable bronca au Parti socialiste. Même s'il n'y a quasiment plus de Parti socialiste. Ils n’ont pas de candidat, mais il n’est pas le bienvenu pour autant.

Pour les anciens Premiers ministres, la démarche est différente. Ils n’ont pas démérité, pour reprendre une expression bien connue. Aujourd’hui, ils font figure de sages. On ne peut pas les suspecter de vouloir être candidat ni même de chercher une fonction quelconque. Et ce n’est pas seulement à cause de la question de l’âge : Juppé a 75 ans, Jospin a 83 ans. Bon, après tout, Joe Biden, le candidat démocrate, a bien 77 ans !

Non, ce qu’ils veulent, l’un comme l’autre, c’est aider leur propre camp. Ils ont raté la première marche, mais veulent être utiles. Ils sont sans rancœur : on y va, on aide. À une différence près : Juppé clame son amour pour Chirac et Jospin pour... personne, hormis Jaurès et Blum ! Alors même d’outre-tombe, vous voyez que des ex peuvent encore revenir !

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