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Loi sécurité globale : François Hollande demande le retrait du texte controversé, pour "l'honneur"

L’ancien président socialiste a estimé qu’il fallait retirer la proposition de loi "Sécurité globale". "S'il y a de l'honneur, il doit se trouver dans le retrait du texte et pas dans son maintien", a-t-il déclaré.

L'ancien président de la République à la cérémonie d'hommage pour le résistant Daniel Cordier aux Invalides, le 26 novembre 2020.
L'ancien président de la République à la cérémonie d'hommage pour le résistant Daniel Cordier aux Invalides, le 26 novembre 2020. Crédit : Ludovic MARIN / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien et AFP

Pour "l’honneur", c’est ainsi que l’ancien président de la République a formulé son souhait de voir la proposition de loi "Sécurité globale" retirée. François Hollande a demandé, samedi 28 novembre, le retrait de la loi controversée qui a amené à une très forte mobilisation en France. 

"Aujourd'hui, s'il y a de l'honneur, il doit se trouver dans le retrait du texte et pas dans son maintien", a estimé le prédécesseur d'Emmanuel Macron, dans une interview vidéo au journal La Montagne diffusée sur son compte Twitter. "Il y a plus d'honneur à retirer un texte quand il heurte les consciences et divise la société qu'à le maintenir, pour un gouvernement ou un président de la République, quand le risque c'est de créer de l'incompréhension et des violences", a-t-il poursuivi. 

François Hollande estime que le débat "a été mal engagé" et que sa "traduction législative a été aussi inappropriée qu'inopportune". Rappelons que l’article 24 de cette proposition de loi entend pénaliser d'un an de prison et de 45.000 euros d'amende toute diffusion de "l'image du visage ou tout autre élément d'identification" de membres des forces de l'ordre en intervention, quand elle porte "atteinte" à leur "intégrité physique ou psychique".

La déchéance de nationalité : un débat houleux

L'ancien président a par ailleurs rappelé avoir "aussi été confronté à ce type de décision, notamment avec la déchéance de nationalité". De fait, trois jours après les attentats du 13 novembre 2015, François Hollande avait souhaité modifier la Constitution pour y intégrer le régime de l'état d'urgence et l'extension de la déchéance de la nationalité à tous les binationaux condamnés pour terrorisme, même ceux nés en France.

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Mais cette initiative avait entraîné de vifs débats et la démission de la ministre de la Justice de l'époque, Christiane Taubira. "Quand cette question, qui pouvait apparaître comme une des réponses à la crise terroriste, a divisé, j'ai préféré retirer le texte", a-t-il rappelé.

Hollande souhaite "qu'il y ait des comportements qui changent"

Samedi, une très forte mobilisation a réuni des dizaines de milliers de manifestants en France contre le texte de loi "sécurité globale" mais aussi contre les violences policières et le racisme, après une série d'interpellations policières violentes, révélées par des vidéos.

L'ancien président socialiste a souhaité "qu'il y ait des comportements qui changent", pour que la police ne soit pas "entachée par un certain nombre de comportements". "Lorsqu'il y a des comportements indignes de la part de certains policiers, il y a des sanctions et il y a des procédures judiciaires. Mais en revanche quand des policiers sont eux-mêmes attaqués (...) il y a la nécessité d'assurer leur soutien", a-t-il estimé.

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