3 min de lecture Alimentation

Lasagnes au cheval : trois ans après, toujours pas plus de transparence

REPLAY - L'UFC-Que Choisir a publié une enquête sur les bons et les mauvais élèves de la transparence alimentaire. En France, une étiquette sur deux, seulement, indique l'origine des viandes.

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Lasagnes au cheval : trois ans après, toujours pas plus de transparence Crédit Image : Maxime Villalonga | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

Trois ans, après le scandale des lasagnes au cheval, et les grandes promesses de transparence, la provenance des viandes utilisées dans les plats préparées reste un mystère. "Qu'est-ce qui se cache dans nos nuggets et nos saucisses ?", demande aujourd'hui Le Parisien - Aujourd'hui en France qui consacre deux pages à cette nouvelle enquête de l'UFC-Que choisir sur les bons et mauvais élèves de la transparence alimentaire. Une étiquette sur deux, seulement, précise aujourd'hui la provenance des viandes. Et en général quand elle n'est pas précisée c'est qu'elle ne vient pas de France. Certaines marques font un sans faute, mais d'autres brillent à la dernière place comme Daunat, Père Dodu, Sodébo... Aucun de leur produit n'indique la provenance de la viande. 

Le journal divulgue le témoignage de Christophe, genre de Cahuzac de l'agroalimentaire. "Un repenti dévoile les secrets des lardons", titre le journal. Des secrets qu'il a tus pendant des années en travaillant dans différentes multinationales avant de tout plaquer, écœuré. Il raconte comment il négociait des tonnes de lardons, que l'on trouve dans les salades vendues en France, fabriqués grâce aux porcs élevés en Pologne puis transformés en Grande-Bretagne avant d'atterrir dans nos rayons. Il en a fait un livre au titre évocateur : Vous êtes fous d'avaler ça.

Transparence dans les agences d'intérim

L'alerte est lancée par un ancien salarié de Manpower, Maxence, qui a écrit à Manul Valls pour raconter l'étonnant calcul auquel il est parvenu à l'issue d'une longue mission d'intérim. Il témoigne ce matin à la Une de l'Humanité. Maxence, désormais à la CGT, s'est aperçu au moment de toucher ses indemnités de fin de contrat, que Manpower ne prenait pas en compte tout ce qu'il avait perçu pour calculer sa prime de précarité

Cela fait des années que l'agence d'intérim ne compte pas les paniers repas. Cela n'a l'air de rien, mais à l'arrivée c'est un gros manque à gagner pour les 2 millions d'intérims annuel. Un gros manque à gagner aussi pour les organismes sociaux : 200 millions d'euros auraient ainsi échapper à l'Urssaf. De fait, l'Urssaf est en procès avec Manpower depuis 1 an. L'agence a déjà été condamnée à verser 41 millions d'euros rien que pour 2007-2008.

Une crise humanitaire sans précédent

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La ville d'Alep est coupée en deux depuis quatre an et demi, d'un côté une zone gouvernementale, de l'autre une zone rebelle. On estime qu'un million de personnes vit encore à Alep. L'annonce de l'encerclement de la ville par les troupes de Bachar El-Assad a déclenché un exode massif. "Il y a quelque chose de nouveau dans cet afflux de réfugiés", explique le Figaro. "Contrairement aux autres vagues d'exode, qui ont vu des Syriens riches et diplômés quitter le pays, cette fois il s'agit des derniers. La population défavorisée qui avait fait le choix de rester en Syrie car le voyage coûtait trop cher. " Ceux-là ont déjà tout perdu et s'enfuient au risque de se heurter à un nouveaux mur, celui de la frontière turque, toujours hermétique au nouveau flux de réfugiés. 

Aux postes frontières, des colonnes d'hommes et de femmes s'agglutinent depuis ce week-end. "Cela fait 20 ans que je travaille dans l'humanitaire, je n'ai jamais vu un telle crise" dit le représentant d'une ONG. Il ajoute : "J'ai vu des gens à bout de souffle qui venaient de marcher 20 km dans le froid, sous la pluie. des familles entières qui fuient la guerre, des grands-mères éreintées, des gamins affamés aux lèvres gercées qui tremblent de froid. L'État de désespoir dépasse l'entendement"La Turquie s'est dit finalement prête à accueillir les réfugiés mais, ce lundi 8 février, les frontières étaient toujours fermées.

Plus loin dans le Figaro, le journal raconte "Les Vautours du 13 Novembre". Ces psychologues aux méthodes douteuses, ces mouvements sectaires, des avocats peu scrupuleux qui font du porte à porte dans les hôpitaux parisiens qui accueillent les blessés victimes des attentats.

Flavigny-sur-Ozerain victime de son succès

Le Bien public, s'intéresse à un tout petit village, classé parmi les plus beaux de France, qui se trouve confronté aujourd'hui à des enjeux d'urbanisme cornéliens. Flavigny-sur-Ozerain est passé en 10 ans de 40.000 à 100.000 visiteurs. Comment continuer à développer le tourisme tout en préservant l'âme du village ? Un conseil municipal capital doit apporter une réponse, lundi 8 février, avec le futur plan local d'urbanisme.

C'est dans ce village que se trouve la plus vieille marque de France : les Anis de l'abbaye de Flavigny, fabriquées dans l'abbaye cistercienne au cœur du village grâce à une recette inchangée depuis 500 ans. Aujourd'hui, ces bonbons, vendus dans 35 pays, posent des problèmes de stockage à l'entreprise qui aurait besoin d'un entrepôt en ossature bois qui se fonde dans le décor. Tout cela va être décidé en conseil municipal

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