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"La police française tue 13 fois moins que la police américaine", affirme Olivier Mazerolle

ÉDITO - Pour Olivier Mazerolle, les situations française et américaine sont incomparables. L'éditorialiste assure qu'"il n'y a pas de racisme institutionnel dans la police française".

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"La police française tue 13 fois moins que la police américaine", affirme Olivier Mazerolle Crédit Image : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Suite à la mort de George Floyd, tué par un policier aux États-Unis, des manifestations contre le racisme et les violences policières ont essaimé à travers le monde. L'une d'elles a eu lieu en France, mardi 2 juin. Plus de 20.000 personnes se sont rassemblées devant le tribunal de Paris pour demander "justice pour Adama"Adama Traoré est décédé le 19 juillet 2016 dans la gendarmerie de Persan. Ses proches, portés par sa sœur Assa Traoré, ont porté plainte contre les gendarmes.  

Peut-on comparer la situation américaine et la situation française ? Pas du tout. On ne peut pas imaginer voir en France un policier adopter l'attitude triomphante du meurtrier de George Floyd tandis qu'il appuie son genou sur le cou de sa victime en train de mourir. 

En tenant compte du nombre d'habitants dans chacun des deux pays, la police française tue 13 fois moins que la police américaine. Il n'y a pas de racisme institutionnel dans la police française. 

Cependant, il y a une autre différence entre la France et les États-Unis : les Américains parlent très directement du racisme, ils ne fuient pas le sujet. En France, c'est un sujet tabou. On l'évoque du bout des lèvres et ce mutisme est l'origine de bien des malentendus qui se transforment en confrontations graves et dangereuses. 

Des contrôles au faciès

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Christophe Castaner a promis de se montrer "intransigeant" face aux fautes de policiers, y compris face au racisme. Le discours habituel, nécessaire, mais qui ne règle rien par lui-même. La réalité c'est qu'il y a d'un côté les policiers, qui font un métier difficile qui nécessite du courage. Dans certains quartiers, ils sont les derniers représentants de l'État et c'est contre eux que se manifeste l'hostilité d'une partie de la population. 

De l'autre côté, vous avez une population d'origine immigrée, qui ne peut plus supporter le contrôle au faciès. Dans un rapport, Jacques Toubon, le Défenseur des droits, a établi qu'un Noir et un Maghrébin, avait 20 fois plus de risques d'être contrôlé qu'un Blanc. 

Cette dualité entre le ressenti de la police et celui de la population n'est pas nouvelle. Mais aucun gouvernement n'a pris les mesures qui permettraient de régler le problème et d'établir la confiance dans ces quartiers. Chose plus facile à dire qu'à faire après des années d'abandon par les services publics. 

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