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La pandémie de coronavirus nuit-elle à l'apprentissage de la natation ?

FACT CHECKING - La ministre des Sport s'inquiète pour l'apprentissage de la natation, alors que 800.000 élèves n'ont pas eu accès à des cours. Mais le problème ne date pas de la pandémie.

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La pandémie de coronavirus nuit-elle à l'apprentissage de la natation ? Crédit Image : Ludovic MARIN / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Jean-Mathieu Pernin édité par Coline Daclin

La ministre des Sports s’inquiète des conséquences de la Covid-19 sur l’apprentissage de la natation, en raison des piscines fermées. Le virus impacte l’éducation à la nage, mais il y a également d’autres raisons.

Dans trois mois et dix jours, c’est l’été. Et c’est justement cette saison qui inquiète la ministre des Sports Roxana Maracineanu qui, dans une interview au journal Le Parisien, s’inquiète des futurs risques de noyade

En effet, beaucoup d’élèves n’ont pas pu avoir des cours de natation en primaire et au collège, car les piscines sont fermées en raison du virus. Le chiffre parait fou, mais ce sont près de 800.000 enfants qui n’ont pas pu avoir accès à des cours classiques

D’un coup, c’est inquiétant pour les vacances à la plage ou au centre de loisirs. La ministre détaille un plan d’urgence. Il s’agit d’un "déploiement de bassins d'apprentissage de 4 mètres par 8 dans les écoles et les gymnases, en accord avec les rectorats", indique-t-elle dans Le Parisien.

Un problème qui ne date pas de la pandémie

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Il s'agit d'une conséquence terrible de la Covid, mais le virus ne fait pas tout dans ce défaut d’apprentissage. On peut même dire qu’il y a un souci français concernant la natation, et ça ne s’arrange pas. 

Selon une enquête de Santé Publique France, "chaque année, les noyades accidentelles sont responsables de 1 000 décès. En 2018, 1 649 noyades accidentelles ont pu être observées, soit une augmentation de 30% par rapport à 2015". Des accidents qui touchent toute la population, surtout les moins de 13 ans. 

En 2017, Santé Publique France toujours rendait un rapport avec ce chiffre impressionnant : sur les 15-75 ans en France métropolitaine, un français sur sept ne saurait pas nager. Et pourtant quand on se rend sur le site du ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, on y lit : "Apprendre à nager à tous les élèves est une priorité nationale, inscrite dans le socle commun de connaissances et de compétences". 

Il existe de grandes disparités à l’accès au grand bain chloré. Certaines écoles primaires ne peuvent pas donner de cours, faute de piscine à proximité. Ainsi, on estime qu’en Seine Saint-Denis, département de l’Hexagone comptant le plus de personnes pauvres, seulement un enfant sur deux sait nager en rentrant au collège. On imagine les conséquences.

Si un français sur sept a du mal à se mouvoir dans l’élément liquide, c’est que le problème vient de loin. C’est qui est pratique avec une ancienne nageuse olympique ministre des Sports, c’est qu’elle connait un peu le sujet. Outre le programme classique, il existe le plan "Aisance aquatique", mis en place en 2019 pour les moins de 6 ans. Un programme au point mort à cause de la pandémie. Un cercle sans fin... Je le précise tout de même, savoir faire la bombe en piscine, ce n’est pas savoir nager.

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