2 min de lecture Valérie Pécresse

Ile-de-France : la fréquence des transports pourrait être réduite aux heures creuses

La fréquence des transports en commun d'Ile-de-France pourrait être réduite ces prochains jours aux heures creuses sur certaines lignes, pour tenir compte de la baisse de la fréquentation liée au reconfinement.

Le couvre-feu à Paris, vu dans une rame de métro, pendant l'épidémie de coronavirus, le 17 octobre 2020.
Le couvre-feu à Paris, vu dans une rame de métro, pendant l'épidémie de coronavirus, le 17 octobre 2020. Crédit : ABDULMONAM EASSA / AFP
Sarah Ugolini
Sarah Ugolini
et AFP

L'offre de transports publics pourrait bientôt être réduite en Ile-de-France. La fréquence des transports en commun franciliens pourrait en effet être réduite ces prochains jours aux heures creuses sur certaines lignes, pour tenir compte de la baisse de la fréquentation liée au reconfinement. C'est ce qu'a indiqué Valérie Pécresse ce mercredi 4 novembre. 

La présidence d'Ile-de-France Mobilités a assuré que la fréquentation des transports publics de la région capitale est trois fois supérieure à celle du premier confinement du printemps, à environ 30% du niveau de la même période de 2019 depuis le début de la semaine. Elle a toutefois baissé de moitié en quelques jours, puisqu'elle atteignait 68% fin octobre avant l'annonce du reconfinement.

La fréquentation reste relativement importante à l'heure de pointe du matin entre 6h et 9h, à 50%, ainsi qu'à celle du soir. "Il faut voir comment les choses évoluent. (...) Pour l'instant on observe", a précisé Valérie Pécresse, qui s'exprimait à l'issue d'une audition de la RATP et la SNCF.

"Pas question de toucher aux heures de pointe"

Si l'offre, allégée le soir depuis le 28 octobre pour cause de couvre-feu, va rester inchangée dans les prochains jours, Ile-de-France Mobilités envisage des "ajustements" en fonction de l'évolution du trafic, en concertation avec les associations d'usagers. "Il n'est pas question de toucher aux heures de pointe", a expliqué la responsable. "En revanche, la question peut se poser sur certaines heures creuses, et sur certaines lignes."

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"On veut assurer un niveau d'offre qui permette à la vie économique de se poursuivre, qui permette aussi des bonnes conditions de transport avec le maximum de conditions sanitaires", a-t-elle précisé. Valérie Pécresse s'est aussi inquiétée du "risque d'avoir des personnes malades sur certaines lignes" chez les opérateurs, faisant allusion au poste d'aiguillage de la Gare Saint-Lazare, à Paris, qui fonctionne au ralenti car des personnels y sont atteints du Covid-19.

Concernant le fonctionnement du réseau francilien, Valérie Pécresse s'est surtout émue des mauvais chiffres de ponctualité des lignes B et D du RER. Le redressement de la situation "va prendre du temps", a-t-elle reconnu, appelant à "une mobilisation nationale" pour ces deux lignes qui transportent habituellement 1,6 million de voyageurs par jour.

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