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"Il y a un risque létal permanent pour les policiers", dit un syndicaliste

INVITÉ RTL - Patrice Ribeiro, du syndicat de police Synergie-Officiers, s'est exprimé sur la réforme des retraites et es manifestations, jeudi 5 décembre.

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Patrice Ribeiro : "On vit dans une démocratie, donc on fait ce qu'on nous demande de faire" Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Date :
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Christelle Rebière édité par Chloé Richard-Le Bris

Patrice Ribeiro du syndicat de police Synergie-Officiers était l'invité de RTL Midi, jeudi 5 décembre. Porte-parole des policiers en grève, il demande, face à la réforme des retraites : "Le maintien de nos statuts puisque ça a été donné aux gendarmes intégralement. Nous on veut exactement la même chose parce qu'on fait les mêmes missions, même si nous traitons 75% de la délinquance en zone sensible alors que nos camarades de la gendarmerie c'est 25% plutôt en zone rurale (...). Là le gouvernement décide de discriminer en fonction du poste que vous occuperez."

Sans oublier que pour lui, "il y a un risque létal permanent pour les policiers. Lorsque vous êtes policiers et que vous sortez de chez vous, vous êtes considérés comme étant en service jusqu'au moment où vous rentrez chez vous le soir. Et nos collègues qui ont été assassinés à Magnanville, ils ont été assassinés parce qu'ils étaient policiers. Donc il faut que ce risque létal soit reconnu."

Malgré la grève, les commissariats restent ouverts aujourd'hui mais seulement les cas urgents seront traités. Il s’agit pour lui de "montrer au gouvernement que nous sommes déterminés que ce n'est qu'une sommation parce que la prochaine fois ça risque d'être beaucoup plus dur (...), notamment avec nos camarades CRS qui sont très très remontés." 

La convergence impossible

Mais "le job dans les manifs on le fera toujours, bien évidemment, heureusement. On vit en démocratie donc on fait ce qu'on nous demande de faire." Cependant, les tâches qui ne sont pas obligatoires ne seront pas effectuées : "Tout ce qui est par exemple enquête d'initiative, tout ce qui est rédaction de certains papiers, des reporting...tout ce genre de choses on ne le fera pas."

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Le porte-parole précise que les policiers ne rejoindront pas les cortèges de manifestants : "On assure l'ordre, on a des revendications mais on n'a pas envie d'y participer, surtout avec des gens qui pour certains ont une connivence idéologique avec des séditieux ou avec des émeutiers. Donc l'idée c'est pas ça. Nous nous avons manifesté, il y avait 28.000 policiers le 2 octobre dans les rues de Paris. (...) Et pour l'instant on a l'impression de ne pas être entendu. Tant que nos collègues auront cette impression, tant qu'ils vivront avec ce sentiment de déréliction de la part de leur hiérarchie et du gouvernement et bien ça continuera et ça se durcira."

Dans les jours à venir, le mouvement de grève des policiers risque ainsi d'être reconduit.

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