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Hôpital en crise : "Les gens ont décidé de se tirer après le Covid", alerte Mathias Wargon sur RTL

INVITÉS RTL - Des soignants avaient lancé un mouvement social ce mardi 7 juin pour dénoncer l'état de l'hôpital public et demander des recrutements. RTL Soir a donné la parole à Mathias Wargon, chef des urgences à Saint-Denis, et Marion Malphettes, hématologue à l’Hôpital Saint-Louis à Paris.

Le médecin urgentiste Mathias Wargon
Le médecin urgentiste Mathias Wargon
Crédit : THOMAS SAMSON / AFP
Hôpital en crise : "Les gens ont décidé de se tirer après le Covid", alerte Mathias Wargon sur RTL
00:11:10
Hôpital en crise : "Les gens ont décidé de se tirer après le Covid", alerte Mathias Wargon sur RTL
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Julien Sellier - édité par Étienne Bianchi

Ce mardi 7 juin, plusieurs syndicats de soignants s'étaient mis en grève pour demander plus de moyens dans les hôpitaux, demandant, notamment, la mise en place d'une politique de recrutement massive. Invité sur RTL, Mathias Wargon, chef des urgences de l’hôpital Delafontaine à Saint-Denis, déplore le départ des soignants. 

"Les gens ont décidé de se tirer après le Covid", lance-t-il. "On ne fait pas venir de nouvelles personnes. (...) Ceux que l'on a, on essaye de les garder avec des primes", ajoute-t-il. Notamment pour combattre l'impopularité du service des urgences, "le pire des services", selon Mathias Wargon.

Marion Malphettes, hématologue à l'hôpital Saint-Louis de Paris, pointe elle aussi le fonctionnement dégradé de l'hôpital. "Dans notre établissement, sur une salle de 23 lits, 9 sont fermés, soit plus d'un tiers. Quand on a une capacité réduite on doit décaler les  patients, notamment en chimiothérapie, parce qu'on a pas de place. Ce n'est pas de la médecine", regrette-t-elle.

Ségur de la santé

Mathias Wargon estime que le Ségur de la santé, qui prévoit une augmentation de 183 euros nets par mois des soignants, n'encourage pas non plus les vocations. "Tout le monde a pensé qu'après le Covid, la situation s'arrangerait (...) puis tout est revenu comme avant et les gens ont décidé de se tirer", commente-t-il.

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"Les 183 euros de régularisation du Ségur ont été vécu comme un rattrapage après le gel du point d'indice. L'argent cela ne suffit plus. Les conditions de travail sont insoutenables pour ceux qui restent. Il faut notamment revaloriser le travail de nuit et de week-end", estime Marion Malphettes.

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