2 min de lecture Logement

Hauts-de-Seine : manifestation pour le relogement de familles évacuées d'un immeuble

Une manifestation s'est tenue ce samedi 12 décembre à Clichy (Hauts-de-Seine) pour réclamer le relogement de plusieurs familles évacuées d'un immeuble.

Des logements sociaux (illustration)
Des logements sociaux (illustration) Crédit : DENIS CHARLET / AFP
Sarah Belien
Sarah Belien
et AFP

Une cinquantaine de personnes étaient présentes lors d'une manifestation ce samedi 12 décembre à Clichy (Hauts-de-Seine) pour réclamer à la mairie et à l'État le relogement de 50 habitants évacuées d'un immeuble. Cette évacuation a eu lieu il y a deux mois suite à un arrêté de péril imminent.

"L'État est obligé de prendre en charge ces personnes (...) et a le pouvoir de réquisitionner cet immeuble vide depuis huit ans", a dénoncé une professeure à la tête d'un collectif de soutien aux résidents expulsés Aude de Lombarès. Cette dernière faisait partie de la manifestation qui s'est déroulées devant un bâtiment de la ville fraîchement rénové mais vide.

Selon ce collectif, qui a déposé un recours devant le tribunal administratif de Cergy pour l'ensemble des personnes évacuées, ils seraient 13 à demeurer sans logement. "On n'a plus de nouvelles de certains", déplore Aude de Lombarès.

Parmi ces personnes qui se sont retrouvées sans logement, Adil, un Marocain en situation irrégulière, qui dort désormais dans la rue ou dans des parkings. Adil se dit "humilié" par cette situation et a l'impression de ne pas avoir eu le temps de s'organiser pour trouver une solution de repli.

Un immeuble abandonné par le propriétaire

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Interrogé, le maire de Clichy Rémi Muzeau (LR) a soutenu que la municipalité avait procédé sur décision de justice à l'évacuation de l'immeuble abandonné par le propriétaire, "très dangereux pour les piétons et les locataires", "avant qu'il n'y ait un drame". Un départ d'incendie a précipité la décision. Selon l'élu, "tout le monde a été pris en charge", les personnes en situation régulière par la municipalité et les étrangers en situation irrégulière relevant de la responsabilité de l'État.

Le maire reconnaît toutefois "qu'aucune solution pérenne" n'a été trouvée pour les familles. "Ils ont proposé des solutions d'hébergement, pas de relogement", plaide Nadoi Hadri, ancienne adjointe au maire et désormais membre du collectif. Sollicitée par l'AFP, la préfecture des Hauts-de-Seine n'a pas souhaité communiquer.

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