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Handicap : parentalité, emploi... Les mesures annoncées par le gouvernement

ÉCLAIRAGE - Lundi 16 novembre s'est tenu un comité interministériel du handicap (CIH). Logement, parentalité, emploi : à l'issue de ce rendez-vous, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures.

La secrétaire d'État aux personnes handicapées Sophie Cluzel le 29 juillet 2020 à l'Élysée
La secrétaire d'État aux personnes handicapées Sophie Cluzel le 29 juillet 2020 à l'Élysée Crédit : Ludovic Marin / AFP
Marie Zafimehy
Marie Zafimehy
et AFP

Le rendez-vous a réuni en visioconférence 18 ministres, dont Jean-Michel Blanquer (Éducation), Élisabeth Borne (Travail) et Gérald Darmanin (Intérieur) mais également des représentants d'associations. Lundi 16 novembre, journée de lancement de la 24ème semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées, se tenait à Matignon un comité interministériel du handicap (CIH). En ont été issues plusieurs mesures qui ont laissé les associations mitigées.

"Rien dans les mesures annoncées ne concerne les personnes en situation de handicap sans solutions d'accompagnement", a déploré l'Unapei. L'association a par ailleurs souligné que "l'exil en Belgique est toujours une solution par défaut" : aujourd'hui le pays accueille entre 7.000 et 8.000 personnes françaises handicapées, parfois très lourdement, faute de prise en charge efficace dans l'Hexagone.

"On a senti le Premier ministre volontaire mais un peu juste en ce qui concerne l'accessibilité et les ressources des personnes handicapées, deux grands chantiers à mener", a pour sa part réagi auprès de l'AFP Alain Rochon, d'APF France handicap. Une observation partagée par le collectif Handicaps qui souligne que "les bâtiments, les transports, les logements, le numérique et la culture restent inaccessibles" pour de nombreuses personnes handicapées. L'organisation a néanmoins salué "la prolongation de l'aide à l'embauche et l'ouverture d'une mission pour corriger les effets du Ségur qui n'a pas revalorisé les métiers des établissements sociaux et médico-sociaux". 

L'aide à l'emploi prolongée

Mesure importante du plan de relance, les aides à l'embauche des personnes handicapées seront prolongées jusqu'au 30 juin prochain. De 4.000 euros pour chaque personne handicapée recrutée en CDI ou CDD de plus de trois mois, cette aide doit permettre "30.000 recrutements", selon Jean Castex. En matière d'emploi, "l'État doit montrer l'exemple", a-t-il souligné. 

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Il a par ailleurs annoncé un "développement du recrutement d'apprentis en situation de handicap" et une "facilitation de leur intégration pour leur proposer des perspectives dans la Fonction publique d'État sur le long terme".

Des aides pour les parents handicapés

Le gouvernement a par ailleurs prévu l'extension du dispositif de la prestation de compensation du handicap (PCH) pour couvrir des aides à la parentalité, ce qui pourrait bientôt concerner quelque 17.000 parents en situation de handicap. Concrètement, ils pourront dès le 1er janvier 2021 rémunérer une personne, une heure par jour, qui les aiderait à s'occuper de leur enfant. Ils auront également droit à la prise en charge de certains équipements - comme par exemple une table à langer de hauteur réglable s'ils se déplacent en fauteuil roulant.

Traduction en langue des signes

Autre annonce : la "sanctuarisation" de 10 millions d'euros pour permettre à l'ensemble des discours des ministres d'être sous-titrés et traduits en langue de signes, afin d'être accessibles aux personnes sourdes et malentendantes.

Des logements en colocation

Concernant le logement, Jean Castex a précisé que 45 millions d'euros seraient déployés entre 2021 et 2023 pour financer des "aides à la vie partagée" (AVP) qui permettront de "favoriser l'habitat inclusif" via des petites unités de logement en cœur de ville. Concrètement, il s'agira d'une "offre qui permet à six ou sept personnes d'être en colocation, avec un accompagnement et une aide individualisée", a détaillé Sophie Cluzel, vantant "la construction d'un nouveau vivre ensemble".

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