2 min de lecture Réforme des retraites

Grève des incinérateurs de déchets : les poubelles s’entassent à Paris

Avec la grève des incinérateurs à déchets de Paris, les poubelles s'entassent dans les rues de la capitale. Le préfet a réquisitionné du personnel pour rendre la situation moins critique.

Photo de poubelles (illustration)
Photo de poubelles (illustration) Crédit : JOEL ROBINE / AFP
Chloé
Chloé Richard-Le Bris et AFP

Le ramassage des poubelles est perturbé dans "quelques arrondissements parisiens et quelques villes du Grand Paris", après l'arrêt depuis 8 jours des trois incinérateurs d'Île-de-France à l'appel de la CGT Énergie, opposée au projet de réforme des retraites, a indiqué vendredi 31 janvier le Syctom, qui gère les déchets de 6 millions de Franciliens.

La CGT Énergie a voté jeudi 30 janvier l'arrêt des 3 unités d'incinérations de Saint-Ouen, Isséane-Issy-Les-Moulineaux et Ivry-sur-Seine, qui traitent 6.000 tonnes de déchets par jour. Six des sept fours sont éteints, seulement un des fours de Saint-Ouen fonctionne au ralenti.

Le préfet a réquisitionné à la demande du Syctom des personnels des usines pour "permettre le retour à un fonctionnement minimal", indique l'organisme qui reconnait que "la situation devient critique". La réquisition devrait permettre de gérer les contenus des bennes et de les rediriger vers des centres d'enfouissement.

Pour la CGT, le gouvernement "refuse d'entendre les revendications"

La CGT Énergie ne compte pas s'opposer à la réquisition "pour ne pas mettre en difficulté les salariés réquisitionnés", selon Julien Lambert, membre du bureau de la Fédération Mines et Énergie de la CGT. Elle rejette la responsabilité sur le gouvernement qui "refuse d'entendre les revendications des travailleurs et le mécontentement de la population".

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Un filtrage des bennes entrantes a aussi été mis en place à Saint-Ouen et un arrêt de la gestion des fosses à Isséane et Ivry-sur-Seine. Les bennes ne peuvent plus déverser leurs déchets et repartir faire la collecte. Certaines municipalités, comme dans le 13e arrondissement, ont informé les habitants que "la collecte des ordures risqu(ait) d'être fortement perturbée". "Pour l'instant nos camions sont pratiquement pleins sur les dépôts et la collecte n'est pas possible. Quelques camions vont pouvoir sortir néanmoins", indique l'entreprise Derichebourg.

Les fours restent à l'arrêt au moins jusqu'à ce lundi 3 février. Même si la grève n'est pas reconduite, il faut environ deux jours pour redémarrer les fours.

Le Syctom estime à 700.000 euros, par jour, soit "déjà 5 millions d'euros" le coût de la grève depuis une semaine et souligne l'impact environnemental, puisque les déchets ne sont plus brûlés et valorisés (en chaleur pour le chauffage urbain) et doivent être enfouis, soit "la pire solution en terme d'environnement". 

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