1 min de lecture Enfants

Violences conjugales : "Ça commençait à monter le soir", raconte la fille d'une victime

À la veille du Grenelle contre les violences conjugales, le journal "l'Obs" donne la parole aux enfants de ces femmes mortes sous les coups de leurs maris.

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La Revue de Presse du 02 septembre 2019 Crédit Image : Sydney Sims / Unsplash | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
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Amandine Bégot édité par Louis Rigaudière

Jamais, dit cette semaine Françoise dans l'Obs, on ne parle de ces enfants et pourtant les conséquences pour eux sont extrêmement lourdes. Cette femme, aujourd'hui âgée de 47 ans, sait de quoi elle parle.

Il y a 35 ans son père a en effet abattu sa mère sous ses yeux et ceux de sa petite sœur. Elles n'avaient que 7 et 10 ans. Nous sommes alors au début des années 80. La famille vit à Angers. Le père est serrurier au CHU de la ville, la mère y travaille comme agent de service hospitalier.

"A la maison, écrit l'Obs, les coups pleuvent. Ça commençait à monter le soir", raconte Françoise. "Ma mère devenait nerveuse, elle nous demandait, à ma sœur et moi d'aller nous coucher."

"Avec le temps, poursuit-elle, j'avais pris l'habitude de dire à ma petite sœur Laurence de rester habillée au cas où il aurait fallu prendre la fuite en pleine nuit." En décembre 1982, à bout, leur mère décide de demander le divorce.

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Elle part alors avec ses filles vivre chez une amie, mais le 11 décembre, jour de la saint Daniel, tout bascule. Le père s’empare d'un fusil et abat Josiane, la mère sur le palier de sa maison. Françoise et Laurence les deux fillettes sont alors séparées. Elles ne se reverront plus pendant 8 longues années. L'une recueillie par un oncle et une tante vivant à Angers. 

Déchoir les droits parentaux

Le mardi 3 septembre, Françoise et Laurence ont décidé de poser leur journée, pour prendre part au "Grenelle des violences conjugales". Dans leur besace, une proposition de loi pour déchoir de leurs droits parentaux les hommes qui commettent des féminicides.

En 2018, 121 femmes avaient été tuées par leur compagnon. Cette année, le 100ème féminicide vient d'être décompté. 

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