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"Entre être salafiste et terroriste, il y a une marge" selon le Conseil du culte musulman

INVITÉ RTL - Pour Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman, fermer les mosquées salafistes est "une utopie" car "les mosquées salafistes ne sont pas toutes dans le terrorisme."

RTL Midi -  Christelle Rebière L'invité de RTL Midi Christelle Rebière
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"Entre être salafiste et terroriste, il y a une marge" selon le Conseil du culte musulman Crédit Image : BAY ISMOYO / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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RTL Midi -  Christelle Rebière
Christelle Rebière édité par Paul Turban

Un employé administratif converti à l'islam radical de la Préfecture de police de Paris a tué quatre de ses collègues à l'arme blanche, avant d'être abattu par les forces de l'ordre jeudi 3 octobre. Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), se dit sur RTL "surpris que ce Monsieur soit passé à travers les filets, et encore plus en colère en sachant que ce policier s'était réjoui de l'attentat de Charlie Hebdo et que sa direction a su, sans rien faire."

Interrogé sur le salafisme, Abdallah Zekri, qui est aussi président de l'Observatoire national contre l'islamophobie, a estimé que "les mosquées salafistes ne sont pas toutes dans le terrorisme. Par conséquent, on ne peux pas fermer ces mosquées." Il s'est dit en désaccord avec cette vision radicale de l'islam : "je suis contre le fait que certains religieux disent que la loi de Dieu est plus importante que la loi de la République. "

"En région Île-de-France, il y a 80 mosquées dirigées par des salafistes, a expliqué Abdallah Zekri. Ceci dit, ce ne sont pas des terroristes pour la plupart. Les salafistes sont des gens qui pratiquent la religion d'une manière radicale. En même temps, entre être salafiste et terroriste, il y a une marge."

"Maintenant, il faut faire attention, il faut surveiller ces lieux de culte, a ajouté le délégué général du CNCM. Nous avons toujours condamné les actes terroristes. Nous avons fait beaucoup de réunions sur la radicalisation dans les mosquées. Nous avons accompagné des imams pour les former. On fait remonter l'information lorsqu'il y a quelque chose qui nous parait louche et qu'on constate que le discours d'un imam a changé, on saisit la préfecture."

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