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La SNCF se lance en Espagne, avec un OUIGO Madrid-Barcelone dès 9 euros

Le groupe SNCF prévoit d'implanter ses TGV low cost OUIGO en Espagne. Un pari osé qui devrait devenir rentable d'ici dix ans, selon la compagnie.

Un train low-cost Ouigo de la SNCF, à la Gare de Lyon (Paris) le 19 février 2013
Un train low-cost Ouigo de la SNCF, à la Gare de Lyon (Paris) le 19 février 2013
Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP
SNCF : les trains OUIGO arrivent en Espagne
02:57
La SNCF se lance en Espagne, avec un OUIGO Madrid-Barcelone dès 9 euros
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L'Eco and You - Martial You
Martial You
Journaliste

OUIGO s'attaque aujourd'hui au marché ferroviaire espagnol en lançant des TGV low cost à 9 euros entre Madrid et Barcelone. La SNCF se donne 10 ans pour être rentable avec ses OUIGO, ses TGV low cost. Mais ce premier tour de piste préfigure la bataille du rail qui est en train de se mettre en place. 

Jusqu'ici, on était plus dans la coopération que dans la concurrence à proprement parler, chaque acteur historique restant sur son territoire. Cette fois, on franchit le péage à grande vitesse et ça va sans doute obliger les espagnols à réagir. Un train peut en cacher un autre. Un concurrent aussi.
 
La SNCF avait déjà fait des tentatives en dehors de ses frontières et on a vu des trains italiens rouler sur nos voies, mais jusqu'ici il y avait l'idée que le marché français était très compliqué à pénétrer pour un nouvel entrant, notamment en raison du prix des péages. C'était la conviction de Guillaume Pépy quand il était président de la SNCF. 

La compagnie hurle souvent contre le gestionnaire des voies qui imposent des tarifs exorbitants pour faire rouler les trains mais c'est aussi ce qui rendait l'exploitation des sillons difficilement rentable pour un acteur privé ou une compagnie ferroviaire étrangère. Cette fois, les Espagnols ont laissé entrer les OUIGO chez eux. Ils ont même des rails qui ont la même largeur que chez nous, cela veut dire que les TGV Iber peuvent aussi venir facilement chez nous.

Le pari de l'offre low cost

Il faut pratiquer une politique tarifaire très basse pour gagner des parts de marché, c'est ce que fait la SNCF avec OUIGO. 9 euros pour un Barcelone/Madrid contre 35 euros minimum pour l'acteur historique, la RENFE.

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Mais au-delà du prix, il faut avoir une vraie offre low cost pour être compétitif : c'est-à-dire un outil internet qui réduit les coûts de personnel, des trains prévus pour emmener plus de monde tout en offrant une qualité de service à bord avec le wagon-bar et le Wi-Fi. Tout ça, la SNCF sait le faire car elle a testé l'offre en France.

Les Espagnols se lancent maintenant sur ce marché. Ils sauront être compétitifs rapidement car ils ont déjà une expérience de la grande vitesse avec les A.V.E, les TGV espagnols et ils ont un réseau grande vitesse aussi développé que chez nous. C'est sans doute aussi le signe (comme dans les télécoms il y a quelques années) que le train va devenir moins cher dans les années qui viennent.

Pourquoi les espagnols laissent-ils entrer les trains français ?

C'est l'ouverture à la concurrence européenne donc on ne peut pas empêcher un acteur de venir sur son territoire. Mais surtout l'Espagne a tout intérêt à favoriser l'arrivée de touristes chez elle. Madrid, Barcelone, la Costa Brava, l'Andalousie sont des destinations bon marché pour les européens et pour les Français notamment. La France est un passage obligé pour la plupart des européens qui veulent rejoindre la péninsule.

Le tourisme représente 12% du PIB de l'Espagne et elle est déjà le principal concurrent de la France comme lieu de vacances. Qui plus est les touristes dépensent traditionnellement un peu plus en Espagne qu'en France.

Le calcul n'est pas idiot : on couple du transport low cost avec des vacances low cost et on attire les touristes après la pandémie. Surtout si la France reste une destination risquée aux yeux des autres pays.
  

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