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Crise alimentaire : le prix des céréales élevé, une hausse amplifiée par le climat et l'énergie

L'augmentation du prix des céréales est liée à la guerre en Ukraine, mais pas que. Elle est également une conséquence du coût de l'énergie et des sécheresses.

Un champ de blé ukrainien au nord de Kiev.
Un champ de blé ukrainien au nord de Kiev.
Crédit : Anatolii STEPANOV / FAO / AFP
Crise alimentaire : le prix des céréales élevé, une hausse amplifiée par le climat et l'énergie
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Crise alimentaire : le prix des céréales élevé, une hausse amplifiée par le climat et l'énergie
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Jean-Marc Jancovici - édité par Sandra Cazenave

La crise alimentaire est sur toutes les lèvres. Les prix du blé ont battu récemment des records. Dans le prix des céréales, l'énergie et le climat jouent un rôle amplificateur à plusieurs titres. D'abord, une bonne partie du blé est cultivée avec des engrais sur terre. Des engrais fabriqués avec du gaz. Quand le prix du gaz augmente fortement, ce qui est une conséquence de la guerre en Ukraine, cela crée une inflation dans les coûts de production des grains et donc une hausse du prix des grains. 

Autre facteur : la sécheresse. Il y a un certain nombre de régions dans le monde qui souffrent de plus en plus fréquemment de la sécheresse, et en particulier les moyennes latitudes, preuve que le réchauffement climatique est en train de s'amplifier. Dans ce cadre là, une bonne partie des sols des moyennes latitudes vont devenir de plus en plus secs et donc les rendements agricoles vont y être de plus en plus contraints. Par exemple : l'Inde, un petit exportateur de blé, ne va pas exporter de blé cette année, ce qui ajoute à la pression. 

Il y a évidemment une cause qui, elle, n'est pas directement liée à l'énergie et au climat : la guerre en Ukraine, sachant que la Russie et l'Ukraine sont des exportateurs significatifs de blé en temps ordinaire. 

La crainte d'émeutes ou de famine

Autre céréale impactée : le maïs, pour lequel le sujet énergie s'invite aussi dans la discussion. 40% du maïs américain, c'est à dire 13 à 14% du maïs mondial, sert à alimenter des réservoirs de voitures. Cela fait donc monter les prix. Cela illustre un conflit qui va devenir récurrent dans l'avenir. Tant qu'on conduira des voitures d'une tonne et demie et qu'on sera 8 milliards sur Terre, se posera la question de savoir si on veut nourrir les humains ou les voitures. 

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Des famines ou des émeutes sont à craindre. Il faut rappeler qu'en 2011, les émeutes qui avaient été déclenchées au Maghreb, appelées le printemps arabe, avaient un déterminant direct qui était l'inflation intolérable pour les populations des prix de l'alimentation importée. Ces pays importent une grande part de leur alimentation. On semble se diriger vers une situation identique. Dans certains pays d'Afrique, notamment d'Afrique subsaharienne, il y a la possibilité d'avoir des famines parce que l'aide alimentaire n'arrivera pas jusqu'à eux, parce que la production mondiale ne le permettra pas.

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