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Covid-19 et pauvreté : Trierweiler demande au gouvernement "de prendre la mesure du phénomène"

BILLET - Avec la crise de la Covid-19, de plus en plus de gens basculent dans la pauvreté et les demandes de RSA explosent.

micro generique L'oeil de... Natacha Polony & Valérie Trierweiler & Philippe Caverivière iTunes RSS
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Covid-19 : Trierweiler alerte sur les demandes de RSA croissantes Crédit Image : François Guillot - AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
Valérie Trierweiler édité par William Vuillez

Ce mercredi, c'est en tant que marraine du Secours populaire que je m'exprime. On vient de réaliser qu'avant la fin de l'année en France,  il y aurait un million de nouveaux pauvres et la Banque mondiale vient d'annoncer qu'il y aurait 150 millions de personnes qui allaient basculer dans la pauvreté dans le monde. Mais revenons à la France, parce qu'avec cette explosion de nouveaux pauvres, il va y avoir des demandes de RSA croissantes et nous sommes déjà à +10%

Une situation prévisible avec la crise du coronavirus mais pas à ce niveau. 800.000 personnes ont perdu leur emploi depuis le début de la crise, c'est énorme et c'est sans compter sur ceux qui arrivent sur le marché de l'emploi et surtout les jeunes. Les demandes de RSA ont augmenté de 10% en moyenne, mais il y a des départements où on arrive à près de 20% y compris dans des départements ruraux, ce qui est très inquiétant. 

Créé en 2009 sous Nicolas Sarkozy, le RSA concernait à l'époque 90.000 personnes. Aujourd'hui, 90.000 personnes, c'est le nombre de bénéficiaires rien qu'en Seine-Saint-Denis, c'est colossal. 

"La plus forte récession depuis 1945"

Malgré tout, espérons que le gouvernement prenne la mesure de ce phénomène. Beaucoup d'argent a été donné, surtout aux entreprises, qui ne devaient pas licencier et qui le font quand même. Jean Castex a reçu lundi les grandes associations de solidarité, parmi lesquelles, le Secours populaire. Toutes ces associations réclament des mesures d'urgence. Le Premier ministre a annoncé qu'il allait les revoir dans dix jours. 

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Mais jusqu’à maintenant peu de politiques nous ont parlé de la crise sociale avec autant de vérité qu'Édouard Philippe, qui disait au Havre le 17 septembre : "Il est acquis que l'impact de cette crise sanitaire, ce sera la plus forte récession depuis 1945". Cette crise serait sans précédent depuis un siècle. On peut se demander s’il y a eu assez d’anticipation au niveau du gouvernement.

Les associations tirent la sonnette d’alarme. Ce sont tous ces bénévoles qui oeuvrent sur le terrain et qui ont vu les demandes d’aide alimentaire s’envoler. Au Secours populaire, il y a eu ces derniers mois 45% de nouveaux bénéficiaires. Au total ce sont 1.270.000 personnes qui ont été aidées depuis mars. C’est colossal pour une seule association. Alors oui, les associations n’ont pas cessé d’alerter.

Beaucoup de jeunes n’ont droit à rien

Ce qui a changé, c’est le profil des nouveaux bénéficiaires. Jusqu’à maintenant, ceux qui osaient franchir la porte des épiceries solidaires étaient la plupart du temps des chômeurs en fin de droit ou des retraités bénéficiant du minimum retraite. Aujourd’hui, on voit d’anciens cadres ou entrepreneurs. Et phénomène nouveau, beaucoup de jeunes de moins de 25 ans n’ont droit à rien. D’ailleurs, les associations demandent le RSA pour eux puisqu’il n’y a plus de petits boulots. 

Le montant du RSA est de 559,74 euros pour une personne seule mais le montant moyen est de 192 euros puisque se déduisent d’autres allocations. Difficile de vivre avec ça surtout en ville. Le gouvernement doit renforcer les mesures d’aides. Si on n’agit pas rapidement c’est toute une frange de la population française qui va être laminée, qui va glisser de la classe moyenne à celle de l’exclusion sociale. 

Ça commence par la perte de l’emploi, des factures impayées, les courses alimentaires impossibles, la perte du logement et l’enfer. Alors puisque nous vivons aussi une crise de l’individualisme, demandons-nous chacun ce que nous pouvons faire pour les autres et recréons un tissu de solidarité en attendant que cette crise passe.

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