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Coronavirus : pourquoi le couvre-feu généralisé à 18h a-t-il été privilégié ?

ÉCLAIRAGE - Le Premier ministre Jean Castex a annoncé de nouvelles mesures jeudi soir pour tenter de freiner la circulation du virus. Qu'en attend précisément le gouvernement ?

Un policier qui patrouille pendant la nuit (illustration)
Un policier qui patrouille pendant la nuit (illustration)
Crédit : Abdulmonam EASSA / AFP
Coronavirus : pourquoi le couvre-feu généralisé à 18h a-t-il été privilégié ?
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Sophie Aurenche - édité par Valentin Deleforterie

Le couvre-feu à 18 heures va être étendu à l'ensemble du territoire métropolitain. L'Ouest est pourtant épargné par rapport à l'Est mais il faut se pencher sur la dynamique de l'épidémie pour comprendre ce choix.

Il n’y a plus de département en dessous du seuil d’alerte fixé à 50, alors qu’il y en avait une petite dizaine avant Noël. Le Finistère a résisté jusqu’à la semaine dernière, mais l’incidence y est désormais de 69. Cela correspond aux nouveaux cas pour 100.000 habitants sur une semaine. On est très loin, c’est vrai, des 457 dans les Alpes-Maritimes, mais la tendance est à la hausse et c’est le cas quasiment partout. 

Le Premier ministre a par ailleurs très clairement évoqué l'hypothèse d'un reconfinement. La date à laquelle ce dernier prendrait effet est évidemment impossible à deviner. Lors du dernier confinement en novembre, on était à 50.000 nouvelles contaminations par jour. En ce moment, le chiffre tourne davantage autour de 18.000/20.000. À l’hôpital, entre 4.000 et 5.000 personnes étaient en réanimation à l’automne, contre 2.600/2.700 en ce moment. On est donc très en-dessous mais le niveau reste élevé depuis plusieurs semaines. 

À la moindre étincelle, tout peut s’enflammer d'autant plus que le variant britannique s'implante en France. La situation est fragile et n'est sans doute pas aussi maîtrisée que ce que prétend le Premier Ministre. 

Un impact limité pour les fêtes de fin d'année

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Malgré tout, les fêtes de fin d'année n'ont pas provoqué de véritable flambée des cas, qui n'ont augmenté que de 17% d'une semaine sur l'autre début janvier. Noël a donc eu des conséquences limitées : +30 % pour la semaine dernière en intégrant les cas liés à la soirée du 31 décembre. L’augmentation la plus forte concerne les enfants moins de 15 ans (+ 46%).

L'espoir de la vaccination

Des espoirs peuvent être entrevus avec la campagne de vaccination. À partir de lundi, 800.000 malades ultra-vulnérables vont pouvoir y accéder. La liste précise des maladies, longue de plusieurs pages, est sur le site du ministère de la Santé. Voici quelques exemples : les malades du cancer sous traitement, les insuffisants respiratoires, les personnes trisomiques, les personnes transplantées etc ...

Quel que soit votre âge, si vous êtes concerné, votre médecin pourra vous rédiger une ordonnance et vous pourrez prendre rendez-vous pour vous faire vacciner. Bonne nouvelle, le site Sante.fr fonctionne très bien ce matin. Il a été reconfiguré après le bug d’hier et le numéro national, 0800 009 110, est en service depuis quelques minutes.

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