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Coronavirus : "On a une moyenne d'âge de 61 ans en réanimation", assure un médecin

INVITÉ RTL - Charles Damoisel, chef du service réanimation de l'hôpital Antoine Béclère à Clamart donne des précisions sur le profil des patients en réanimation.

Un service de réanimation dans un hôpital, pendant l'épidémie de coronavirus (illustration)
Un service de réanimation dans un hôpital, pendant l'épidémie de coronavirus (illustration)
Crédit : Remko DE WAAL / ANP / AFP
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Yves Calvi

Si les chiffres des nouvelles contaminations en Île-de-France commencent à baisser, la situation dans les hôpitaux reste critique. L'hôpital Antoine Béclère à Clamart, en région parisienne, accueille en temps normal 12 lits de réanimation. Le service est monté à 19 lits et évidemment, tous les lits sont occupés.

Dans ces lits, beaucoup de patients atteints de la Covid-19. "À l'heure actuelle 80% des patients hospitalisés sont atteints par la Covid-19. Mais il y a aussi des patients non-Covid et qui ont des pathologies plus classiques. Ils sont moins importants que d'habitude mais ils sont toujours présents", expose Charles Damoisel, chef du service réanimation de l'hôpital Antoine Béclère. L'hôpital tourne toujours, malgré la baisse des activités programmées. "Mais il y a toujours de l'activité chirurgicale urgente pour les patients qui en ont besoin et de l'activité médicale pour les patients qui ne sont pas Covid", précise le médecin. 

Concernant le profil des patients Covid au sein de l'établissement, Charles Damoisel assure qu'il a changé. "Les variants font qu'on a des patients qui sont plus jeunes avec une moyenne d'âge autour des 61 ans dans la réanimation. Le chiffre le plus marquant est que plus de 65% des patients ont moins de 65 ans". Les patients ne présentent pas toujours des comorbidités et sont dans une situation assez grave, selon le chef de service.

Une prise en charge qui a évoluée

Pour Charles Damoisel, la prise en charge des patients a également beaucoup évolué. "Maintenant, on essaie de faire des choses moins invasives. On a mis en place des procédures thérapeutiques qui ont évolué avec le temps comme des anti-inflammatoires qui nous aident et aident les patients en baissant la mortalité et en baissant la durée moyenne de séjour et qui nous permettent de prendre plus de patients et moins de lits", explique le chef du service réanimation.

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Ainsi, par rapport à la première vague, "le nombre de patients est aussi élevé. Donc avec moins de lits, on fait plus de patients", résume-t-il.

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