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Coronavirus : "On peut imaginer les scénarios les plus sombres", estime Frédéric Valletoux

INVITÉ RTL - Le président de la Fédération hospitalière de France explique que bien que ce ne soit pas encore "la Bérézina", les semaines à venir laissent augurer une nette aggravation de la situation dans les hôpitaux français.

Christelle Rebiere L'invité de RTL Midi Christelle Rebière
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Coronavirus : "On peut imaginer les scénarios les plus sombres, estime Frédéric Valletoux Crédit Image : RTL | Crédit Média : Christelle Rebière | Durée : | Date : La page de l'émission
RTL Midi -  Christelle Rebière
Christelle Rebière édité par Florine Boukhelifa

Dans une tribune parue ce mercredi 31 mars dans le journal Libération, le Conseil national de l'Ordre des médecins réclame "un vrai reconfinement, partout où cela est nécessaire". "La France a perdu le contrôle de l'épidémie", écrit son président. Au dernier comptage, 5.072 patients sont en réanimation, le taux d'occupation de ces services atteignant même 133% en Île-de-France.

"À ce jour, ce n'est pas la Bérézina. Tous les patients qui ont besoin d'être pris en charge à l'hôpital le sont", rassure en préambule sur RTL Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France, pour qui "les hôpitaux font face". "Si on ne prend pas de mesures de freinage fortes, on peut imaginer les scénarios les plus sombres", craint toutefois celui qui réclame également un confinement plus strict que l'actuel.

"Ce qui inquiète les hospitaliers, ce sont les perspectives des prochaines semaines", nuance-t-il. Lors de l'entrée en vigueur du premier confinement, 700 patients se trouvaient en service de réanimation. Le jour de l'annonce du deuxième, le chiffre s'était envolé à 3.000 malades. "On sait que ça va fortement augmenter dans les prochaines semaines", explique Frédéric Valletoux, alors que plus de 5.000 patients sont actuellement en réanimation.

L'ensemble du pays concerné par cette nouvelle vague

Les médecins s'attendent ainsi à une situation beaucoup plus difficile. Au printemps dernier, la crise sanitaire était concentrée dans trois régions, le Grand Est, l'Île-de-France et les Hauts-de-France. Désormais, toutes sont concernées, plus ou moins fortement.

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"Les renforts de personnels dont avaient bénéficié les hospitaliers de ces trois régions n'auront pas lieu, donc la pression va être d'autant plus forte", prévient le président de la Fédération hospitalière de France, rappelant une nouvelle fois la nécessité de mettre en place de nouvelles mesures contre l'épidémie.

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