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Coronavirus : les hôpitaux lyonnais contraints à déprogrammer des opérations

La situation sanitaire se dégrade en France à l'approche de Noël. Les hôpitaux lyonnais, au bord de la saturation, sont contraints de déprogrammer certaines opérations.

Une soignante auprès d'un patient (illustration)
Une soignante auprès d'un patient (illustration)
Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
Coronavirus : les hôpitaux lyonnais contraints à déprogrammer des opérations
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Le taux d'incidence bat des records
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Agathe Landais & Frédéric Perruche - édité par Nicolas Barreiro

Les indicateurs de l'épidémie s'emballent. La situation sanitaire s'aggrave en France et plus particulièrement à Lyon où les hôpitaux ont dû passer à la vitesse supérieure. Toutes les opérations non urgentes sont désormais déprogrammées. 

"Le soucis majeur, c'est qu'il y a 95% des lits qui sont occupés déjà dans les HCL. En sachant que les départements limitrophes sont saturés complètement, les transferts vont se faire dans les HCL et du coup on risque d'avoir énormément de demande", déplore Sandrine François, déléguée CGT des Hospices Civils de Lyon (HCL). "Du coup on est obligé d'anticiper cette demande", ajoute-t-elle pour expliquer la déprogrammation de certaines opérations.

En plus du manque de lits, le manque de personnel se fait également ressentir chez les soignants. "Avec les congés de fin d'année, c'est un peu compliqué mais encore une fois les personnels font face", témoigne-t-elle. 

L'incidence bat des records

À l'origine de ces déprogrammations, on retrouve bien sûr la très nette reprise de l'épidémie et les derniers chiffres ne sont pas bons. Le taux d'incidence bat même un nouveau record, on comptait lundi 536 nouveaux cas pour 100.000 habitants. Ce taux d'incidence n'avait jamais été atteint au cours des vagues précédentes.

À écouter aussi

Cette flambée s'explique en partie par le fait que l'on teste énormément aujourd'hui, bien plus que lors des vagues précédentes. Dans le détail, les personnes les plus touchées sont vraiment les jeunes adultes qui portent aujourd'hui cette vague de contamination. Chez les personnes âgées entre 20 et 40 ans, les nouveaux cas ont augmenté de 20% sur une semaine.

À l'inverse les contaminations stagnent voire sont en légère baisse dans les autres tranches d'âge, notamment chez les enfants et les plus de 60 ans. Que les personnes âgées soient moins touchées explique peut-être le léger ralentissement des admissions à l'hôpital, observé ces derniers jours. Près de 16.000 patients Covid étaient hospitalisés lundi soir, dont 3.000 en réanimation. Cela représente tout de même deux fois moins de malades en comparaison avec les vagues du printemps ou de l'hiver dernier, grâce à la vaccination. Mais les soignants restent inquiets car l'hôpital ne pourra pas accueillir autant de malades que lors des dernières vagues.

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