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Coronavirus : comment les services hospitaliers s'organisent malgré le manque d'effectifs

Alors qu'un Conseil de défense sanitaire se tient ce vendredi 17 décembre, le manque de bras se fait de plus en plus ressentir à l'hôpital.

Les hôpitaux se préparent à faire face à un afflux de patients durant les fêtes de Noël.
Les hôpitaux se préparent à faire face à un afflux de patients durant les fêtes de Noël.
Crédit : Nathan Laine / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Coronavirus : comment les services hospitaliers s'organisent malgré le manque d'effectifs
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Agathe Landais - édité par William Vuillez

Un Conseil de défense sanitaire va se tenir ce vendredi et pendant ce temps-là, les hôpitaux continuent de se remplir. Plus de 15.000 malades de la Covid-19 étaient hospitalisés jeudi soir, près de 3.000 en réanimation. Quelle est la situation dans les services hospitaliers ? Le manque de bras se fait-il ressentir ? RTL fait le point.

Il y a clairement un manque de bras en ce moment à l'hôpital, le ministère de la Santé nous a communiqué jeudi une étude qui conclut très clairement que l'absentéisme est en hausse : entre 1 et 5% des médecins sont absents, 10% des infirmiers et jusqu'à 15% des aides-soignants.

Il y a aussi eu des départs, rien qu'au mois d'octobre, et début novembre : 314 médecins, et 511 aides-soignants ont démissionné. Du côté des infirmiers, entre les démissions, les licenciements, les suspensions et les congés sabbatiques : on arrive à 2.400 infirmiers qui ont quitté les hôpitaux.

Pour ne prendre qu'un exemple : dans les établissements des Hospices Civiles de Lyon, 250 soignants manquent à l'appel, résultat, 5% des lits sont fermés.

Comment les malades sont-ils accueillis ?

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Toutes les régions de métropole ont activé leur plan blanc, cela veut dire des déprogrammations, elles ont recommencé depuis 1 semaine. À Lyon par exemple, 30 à 50% des opérations chirurgicales non urgentes sont déjà repoussées. Ensuite pour faire revenir des bras, et pouvoir rouvrir des lits, les hôpitaux lyonnais comme ceux de l'AP-HP, à Paris, proposent de racheter leurs jours de congés aux salariés volontaires.

Sur notre antenne lundi, le patron de l'AP-HP,  Martin Hirsch, a expliqué que les blouses blanches qui accepteront de décaler leurs vacances par exemple de 10 jours, cela vaudra 2.000 euros. Un appel qui n'a pas vraiment été entendu pour le moment, nous dit un syndicat de ces hôpitaux.

Enfin en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine, les ARS ont activé le niveau 2 du plan blanc qui veut dire : déprogrammez au maximum, et appelez en renfort les soignants retraités ou étudiants.

La vague va se poursuivre au moins jusqu'en janvier

Le gouvernement estime que l'on devrait atteindre les 4.000 patients Covid en réanimation autour des fêtes. Et puis, il y a un invité surprise : la grippe. La région Occitanie est passée jeudi en phase épidémique, et l'Île-de-France n'est pas loin derrière. Tout cela fait craindre une saturation des services d'urgences.

Aujourd'hui, 86% des lits de réanimation sont occupés en Centre-Val-de-Loire, 93% dans les Hauts-de-France. Il va falloir déprogrammer beaucoup, notamment en chirurgie orthopédique, et cela se fera forcément au détriment des patients. 6% lits fermés faute de personnels, selon la Fédération Hospitalière de France. L'AP-HP parle plutôt de 13% de lits fermés.

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