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Coronavirus : le casse-tête de la vaccination par étapes

DÉCRYPTAGE - Alors que la France a reçu cinq millions de doses cette semaine, la stratégie vaccinale pourrait accélérer à condition de trouver les candidats.

Une infirmière prépare une seringue avec une dose du vaccin Pfizer-BioNtech Covid-19, dans un centre de vaccination (illustration)
Une infirmière prépare une seringue avec une dose du vaccin Pfizer-BioNtech Covid-19, dans un centre de vaccination (illustration)
Crédit : FRED TANNEAU / AFP
Coronavirus : le casse-tête de la vaccination par étapes
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Sophie Aurenche - édité par Louis Chahuneau

C’est le nouvel objectif du gouvernement pour cette semaine : vacciner 3 millions de personnes. Il était temps, pendant ce temps-là, l’Allemagne vaccine à tout va. La France est souvent comparée avec l’Allemagne et son million de vaccinations par jour, alors que nous avons du mal à dépasser les 500.000.

Mais il faut rappeler que les Allemands sont plus nombreux que nous (85 millions d’habitants, contre 67 millions dans l’hexagone), donc, ils reçoivent davantage de vaccins, c’est la règle : 20% du total européen pour l’Allemagne, 15% pour la France. mais ça ne suffit pas à expliquer la différence entre les deux pays.

Les Allemands vaccinent beaucoup plus avec AstraZeneca. Le taux d’utilisation des vaccins Pfizer est le même dans les deux pays (autour de 90%). On fait un peu mieux que l’Allemagne pour Moderna, mais sur des tout petits volumes. Alors que sur le vaccin Astra, ce taux n’est que de 75% en France contre 90% en Allemagne : 35 000 injections par jour seulement chez nous, 3 fois moins qu’il y a 5 ou 6 semaines en France. 

Des disparités géographiques

Il y a clairement une crise de confiance en France au moment où l’on va recevoir 2 millions de doses d’Astra cette semaine. Ce serait bien qu’elles soient utilisées : 5 millions des plus de 55 ans doivent être encore vaccinés.

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Et au niveau des départements aussi on découvre des différences : 24% des Français ont reçu au moins une dose, mais dans la Seine-Saint-Denis, c’est 16,7% seulement et dans les Landes 30,02%. Pourquoi ? Certains départements ont plus de personnes âgées que d’autres, vaccinées en priorité, d’où la différence. 

Il y a aussi des départements comme la Moselle qui ont reçu des doses en plus en raison de la forte circulation du virus il y a quelques semaines. mais désormais, les clés de répartition vont changer. Jusque-là, c’était en fonction du nombre de personnes âgées. À partir de maintenant, cette règle saute, ce sera en fonction du nombre d’adultes. Des départements très en retard, comme le Rhône, vont bénéficier d’un très fort rééquilibrage dans les semaines qui viennent. 

Le casse-tête des secondes doses pour cet été

Les candidats sont beaucoup plus jeunes et travaillent dans la journée. Il va donc falloir ouvrir les 1.700/1.800 centres tard le soir, le week-end. Le gouvernement travaille également sur comment organiser les deuxièmes doses qui tomberont en plein cœur du mois d’août et comment vacciner pour la 1ère dose les plus jeunes. Un casse-tête supplémentaire.

On ne connaît pas avec précision le prix des vaccins : 2€ la dose d’Astra ? 15€ pour Pfizer ? Ce que je peux vous dire c'est qu'une journée où l'on vaccine 500.000 personnes coûte à l'assurance maladie 10 millions d'euros pour payer les vaccinateurs, médecins, infirmiers, etc. Et pour celui qui se fait vacciner, tout est gratuit.

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