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Confinement : les violences faites aux femmes dénoncées dans une "mobilisation en ligne"

En raison du confinement, le collectif féministe #NousToutes a organisé ce samedi 21 novembre une mobilisation "virtuelle" pour dénoncer les violences faites aux femmes, quelques jours avant la Journée internationale du 25 novembre.

Des femmes manifestaient pour condamner les violences faites aux femmes, le 23 novembre 2019 à Marseille.
Des femmes manifestaient pour condamner les violences faites aux femmes, le 23 novembre 2019 à Marseille. Crédit : CLEMENT MAHOUDEAU / AFP
Sarah Belien
Sarah Belien
et AFP

"Envahir les réseaux sociaux, à défaut de pouvoir envahir la rue". Le mouvement féministe #Noustoutes menait samedi 21 novembre une mobilisation "en ligne" pour "maintenir la pression" à quelques jours de la Journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes, qui aura lieu mercredi 25 novembre.

"Cette année, nous sommes en confinement et nous devons respecter les consignes sanitaires. Mais s'il ne s'agit plus d'aller dans la rue, on propose de maintenir la pression et un fort niveau de mobilisation avec des outils différents", a expliqué Caroline De Haas, militante féministe et membre de #Noustoutes. Il y a un an, 150.000 personnes s'étaient rassemblées lors d'une marche à l'ampleur jamais égalée en France, à l'appel de ce collectif pour dire stop aux violences sexistes et sexuelles subies par des centaines de milliers de femmes chaque année en France.

Sur les réseaux sociaux, de nombreuses photos circulaient teintées de violet, couleur du mouvement mais aussi des luttes féministes, tandis que #Noustoutes proposait plusieurs actions et phrases pour interpeller les pouvoirs publics.

Des rencontres et formations en ligne

Au cours de cette journée, des formations en ligne sur l'accompagnement des victimes ou l'éducation à la non-violence et des rencontres en direct avec des militantes et militants tels que la gynécologue Ghada Hatem, fondatrice de la Maison des femmes de Saint-Denis, l'avocate Elisa Rojas, militante pour les droits des personnes handicapées, l'élue écologiste parisienne Alice Coffin, lesbienne et militante féministe, ou encore Lyes Louffok, défenseur de la cause des enfants, étaient également programmées.

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"Pour en finir avec les violences il y a deux leviers. Le premier c'est des politiques publiques ambitieuses qui permettent de faire de la prévention, de l'éducation, de la formation et de prendre en charge de manière efficace toutes les victimes. Le deuxième c'est nous. C'est à chacune et chacun de se former, de sensibiliser, d'informer nos proches et nos amis sur ces sujets", a poursuivi Caroline De Haas.

220.000 victimes de violences conjugales chaque année

Chaque année, quelque 220.000 femmes subissent des violences conjugales et 93.000 sont victimes de viol ou tentative de viol. Paroxysme de ces violences, 146 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex en 2019, soit 25 de plus que l'année précédente. Le confinement décrété au printemps a entraîné une importante hausse des signalements pour des violences subies par les femmes et les enfants à leur domicile et des harcèlements et agressions subies dans l'espace public.

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