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Confinement : des associations s'indignent après la verbalisation de plusieurs SDF

À Paris, Lyon ou encore Bayonne, des sans-abris ont été sanctionnés pour non-respect des règles de confinement. Dans la foulée, des associations se sont insurgées, réclamant la suppression "immédiate" de ces sanctions, "contraires aux instructions".

157.000 places en hébergement d'urgence sont déjà financées par l'État.
157.000 places en hébergement d'urgence sont déjà financées par l'État. Crédit : JOEL SAGET / AFP
Camille Descroix
Camille Descroix
et AFP

Plusieurs sans-domicile fixe ont été verbalisés par les forces de l'ordre en France, car ils ne respectaient pas le confinement instauré pour lutter contre la propagation du coronavirus. Des associations se sont indignées de ces verbalisations, vendredi 20 mars.


"Nous demandons que des consignes claires soient transmises aux préfets pour que ces sanctions cessent immédiatement", a déclaré à l'AFP Florent Gueguen, directeur général de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), qui regroupe 800 associations de lutte contre la pauvreté.

Des cas ont notamment été recensés à Paris, Lyon et Bayonne, précisent les associations.
La préfecture de Lyon a d'ores et déjà affirmé que ces contraventions, si elles sont avérées après enquête interne, seront "immédiatement anulées" car "contraires aux instructions", selon le journal Le Progrès

Les associations sur le terrain

À Paris, "nous avons sensibilisé la préfecture au problème", a indiqué le Samu social, qui gère le 115 (numéro d'urgence des sans-abri). Selon l'organisation, ces verbalisations pénalisent en premier lieu les familles hébergées dans des hôtels sociaux, qui n'ont pas d'autres solutions que de sortir de leur chambre pour s'alimenter. 

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Les associations réclament par ailleurs des autorisations de circulation permanentes pour leurs salariés, en particulier ceux chargés du travail de veille en équipes de rue ou en maraudes, auprès des précaires. 

Depuis mardi midi, les Français sont soumis à un confinement général. Pour circuler, ils doivent être munis d'une attestation officielle motivant leurs déplacements sous peine d'une amende de 135 euros.

En France, des chambres d'hôtel réquisitionnées pour les sans-abris

Les associations ont à plusieurs reprises alerté les autorités sur les difficultés pour les personnes à la rue de respecter cette mesure, ainsi que les principes de précaution pour limiter les risques de contamination. 

Quelques dizaines de SDF sont contaminés par le Covid-19, selon les autorités. Pour ceux qui ne peuvent pas être isolés dans les centres d'hébergement et dont l'état ne nécessite pas une hospitalisation, ils seront accueillis dans les prochains jours dans des centres dédiés, dits de "desserrement". 

Le ministère du Logement a par ailleurs annoncé jeudi la réquisition de chambres dans des hôtels, pour héberger les personnes encore à la rue. À Paris, près de 200 chambres seront ainsi mises à disposition d'ici la fin de la semaine.

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