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Comment la guerre en Ukraine conditionne-t-elle les entraînements de l'Armée de l'Air ?

Dans les Landes, sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan, des aviateurs français se préparent au combat à haute intensité, avec en toile de fond le conflit en Ukraine.

Un avion de l'armée de l'air (illustration)
Un avion de l'armée de l'air (illustration)
Crédit : KARIM SAHIB / AFP
Comment la guerre en Ukraine conditionne-t-elle les entraînements de l'Armée de l'Air ?
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Philippe De Maria - édité par Guillaume Dosda

C'est un entraînement grandeur nature, avec un déploiement de forces conséquent. Des aviateurs s'affairent sur les Rafale de l'Armée de l'Air, et plus en arrière ce sont des F16 émiratis qui décollent sur la piste au milieu des pins des Landes. 

Une préparation au combat très importante, comme l'explique le colonel Gilles, qui dirige l'entraînement : "La base aérienne de Mont-de-Marsan est une base aérienne projetée quelque part dans le monde pour aller opérer sur un territoire qui a été annexé et que la communauté internationale veut libérer."

L'objectif est de faire du réel avec tous les moyens à disposition. Avec son hélicoptère Fennec, le lieutenant Léo fait normalement de la police du ciel à Villacoublay, mais sa dernière mission, ici, l'a fait sortir de sa zone de confort avec "une extraction de ressortissant à faire, en territoire contesté. On a tout joué en réel et en live".

La mission est réussie, mais ça ne fonctionne pas à tous les coups. Le lieutenant Margaux est navigatrice sur Mirage 2000 : "Les menaces air-air changent, donc on doit sans cesse d'adapter. C'est une mission qui n'est pas accomplie, mais on est là pour s'entraîner, donc à la fin de l'exercice, on devrait accomplir plus sereinement les missions. Ce sont des scénarii qui sont cohérents, qui nous entraînent pour des conflits auxquels on pourrait être confrontés".

La guerre en Ukraine comme exemple

Les événements en Ukraine ont un impact sur les entraînements. En effet, la haute intensité, donc avec un adversaire de même taille qui utilise tout son potentiel, l'armée de l'Air et de l'Espace s'y prépare, comme l'explique le commandant Gilles : "Il est clair que nos équipages ont dans l'esprit ce qu'il se passe dans l'est de l'Europe. On est tout à fait conscients que l'on doit se préparer pour être opérationnels lors de futures missions."

Les aviateurs analysent également les retours d'expérience du conflit en cours, c'est ce qu'indique le général Julien Sabéné : "En Ukraine, les Russes n'ont pas décidé de mener une campagne aérienne de grande ampleur, ce qu'il leur a coûté très cher par la suite. Nous, on apprend des erreurs des autres. On est ici pour s'habituer et s'entraîner à utiliser l'intégralité du spectre pour être toujours pertinents dans l'utilisation de l'arme aérienne et spatiale."

Lors de cet exercice VOLFA 2022, les pilotes ont engrangé 840 heures de vol, pour plus de 400 départs de la BA 118 de Mont-de-Marsan.

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