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Charge maternelle : Fiona Schmidt combat l'injonction à la maternité avec "Lâchez-nous l'utérus"

Avec son hashtag et son livre "Lâchez-nous l'utérus" qui rassemble des centaines de témoignages de femmes, dont le sien, Fiona Schmidt s'attaque à un thème féministe encore très tabou.

Comment combattre les injonctions à la maternité ?
Comment combattre les injonctions à la maternité ?
Crédit : Miguel Bruna / Unsplash
Ces femmes qui ont dit "Non" 7/7 : Fiona Schmidt
00:08:25
Flavie Flament & Capucine Trollion

Comment combattre le sexisme, la misogynie et la masculinité toxique ? Fiona Schmidt, journaliste, autrice et essayiste, a choisi : par l'écriture. Drôle, piquante, au vitriol, sa plume parle à toutes les générations. 

Fiona Schmidt nous interpelle, nous émeut et nous fait réfléchir sur cette société et la place des femmes. En 2018, elle sort L'amour après #MeToo. Traité de séduction à l'usage des hommes qui ne savent plus comment parler aux femmes. Elle y décortique l'omerta des agresseurs. Elle explique, entre autres, la différence entre drague et forcing. Elle dit non à la culture du viol, non sexisme et au patriarcat

Un an plus tard, Fiona Schmidt s'attaque à un thème féministe encore très tabou : la charge maternelle et la pression de la société pour que les femmes deviennent mères. Son hashtag Lâchez-nous l'utérus déboule sur les réseaux sociaux après la sortie d'un livre, Lâchez-nous l'utérus : En finir avec la charge maternelle (sorti en 2020), qui rassemble des centaines de témoignages de femmes, dont le sien. 

"J'ai déconstruit l'idée de charge maternelle, c'est-à-dire la somme des préjugés qui sont intégrés dès l'enfance et qui présentent la maternité désirée, radieuse et bienveillante comme la norme, une part non négociable de l'identité féminine. Et finalement, le seul life goal qui vaille", explique Fiona Schmidt dans ce podcast d'été présenté chaque samedi par Flavie Flament et consacré aux femmes qui ont dit "non".

Elle s'oppose à cette pression sociétale

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Fiona Schmidt confie qu'elle a subi "une pression sociétale" au sujet de la maternité, mais : "J'ai eu la chance et le privilège de ne pas avoir effectivement à souffrir d'une pression familiale. Mes parents étaient et ont toujours été ok avec ce choix que j'ai exprimé extrêmement rapidement et dont j'ai toujours parlé librement", poursuit la journaliste et autrice. 

"Alors je dis que c'est une chance et un privilège, parce que toutes les femmes qui sont dans mon cas n'ont malheureusement pas cette chance et subissent effectivement l'injonction. L'injonction à la maternité, elle est quand même présente partout et notamment au sein de sa propre famille (...) y compris parfois par son conjoint", analyse Fiona Schmidt dans ce podcast consacré aux femmes libres. 

"Pour une majorité de personnes, le choix de ne pas et de ne pas devenir mère, est un choix qui est, au maximum et au mieux toléré, mais en aucun cas il n'est accepté par la plupart des gens (...) On nous soupçonne toujours de rater un petit peu quelque chose en n'étant pas mère", résume-t-elle.

Le rôle négatif et positif des réseaux sociaux

"On est à l'ère des réseaux sociaux. C'est une période qui permet à des femmes de s'affranchir aussi en créant des hashtags comme vous avez pu le faire, mais parfois aussi à être presque victime de nouvelles pressions. La maternité, elle est sacralisée, sur les réseaux sociaux aussi", explique Flavie Flament. 

"L'effet réseaux sociaux démultiplie cette sacralisation (de la maternité, ndlr), c'est-à-dire qu'elle la rend absolument permanente, tout le temps, partout. Donc du coup, les femmes qui ne savent pas si elles souhaitent devenir mère ou simplement qui souhaitent ne pas devenir mère, ressentent cette pression en famille x 1.000 puisqu'on est tout le temps sur les réseaux sociaux", renchérit Fiona Schmidt. 

"Mais en fait il y a eu pas mal d'ouvrage sur le post-partum, sur effectivement les injonctions concernant la grossesse, l'allaitement, etc... Il y a beaucoup de livres et c'est heureux qui parlent de la maternité. C'est vrai qu'avant ça, on avait quand même une vision un peu uniforme de la maternité qui était toujours désirée, parfaitement et épanouissante. C'est assez loin finalement de la réalité de la plupart des mères", conclut la journaliste. 

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