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"C'était pour assurer notre retraite" : la faillite du promoteur immobilier Fiducim laisse un millier de familles sur le carreau

La liquidation du promoteur immobilier laisse derrière lui des chantiers inachevés. Les acquéreurs, endettés, espèrent une reprise par une nouvelle structure.

La faillite de Fiducim laisse des centaines de chantiers à l'abandon (photo d'illustration).

Crédit : DR

"C'était pour assurer notre retraite" : le cauchemar immobilier de près d'un millier de familles, sans solution après la liquidation du promoteur Fiducim

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Romaric Cayet - édité par La rédaction numérique de RTL

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Ils se rêvaient propriétaires, mais le promoteur immobilier a mis la clé sous la porte. Le nordiste Fiducim, placé en liquidation judiciaire, laisse derrière lui des chantiers à l'arrêt et des appartements abandonnés. Pour les acquéreurs, contraints de rembourser leurs crédits malgré tout, c'est une spirale d'endettement sans fin et des projets de vie suspendus. 

À Arras (Pas-de-Calais), difficile d'imaginer les 400 logements étudiants qui devaient exister face au chantier, laissé à l'abandon depuis 2022. Des immeubles à la maçonnerie toujours apparente, un crève-cœur pour Jean-Luc et Aline : "Il n'y a pas de fenêtre, il n'y a que les pigeons qui rentrent dedans. Les clôtures sont tombées, c'est une friche. Les artisans n'étant pas payés, ils ne voulaient plus travailler pour ce promoteur et on les comprend. Et on n'a vraiment pas l'impression que les travaux qui sont réalisés correspondent aux sommes d'argent qui ont été versées par l'ensemble des acquéreurs.

"Où est passé l'argent ?"

Le couple a également acheté un appartement Fiducim à Chartres avec un chantier lui aussi à l'arrêt. Au total, ils ont souscrit un crédit de 300.000 euros. "C'était quelque chose soit pour assurer notre retraite, soit pour constituer un bien pour nos enfants plus tard", explique Aline. 

Sylvie, elle aussi, s'est laissée convaincre. Pour elle, le temps presse : "Je donne plus de 2.000 euros par mois pour 3.000 bruts de revenus. Vous rajoutez le loyer plus un crédit qu'on a eu, et aujourd'hui, moi, je n'ai rien plus rien. La banque me dit qu'elle peut (arrêter les prélèvements), mais il faut faire une demande en référé auprès d'un juge. Moi, je ne peux plus donner 3.000 euros à un avocat."

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"Où est passé l'argent ?", demande un ancien cadre de Fiducim qui souhaite rester anonyme. Pour lui, le promoteur s'est enrichi sur le dos des acquéreurs. "Surfacturer les avancements pour toucher les honoraires... il y a deux, trois personnes qui ont profité du système." L'un des gérants a fait appel de la décision de ce placement en liquidation. Du côté des acquéreurs, beaucoup pensent ne jamais récupérer l'argent déjà versé. Ils espèrent la reprise des chantiers par un autre promoteur.

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