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Des clefs d'un bien immobilier (illustration)
Crédit : Ugo Padovani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Le crédit immobilier se porte bien. Selon les derniers chiffres de la Banque de France, plus de 12 milliards d'euros de prêts hors renégociation ont été signés pour des achats de maisons ou d'appartements en mars, soit 9% de plus qu'en février (10,8 milliards). Un chiffre qui marque le troisième mois consécutif d'augmentation.
Pour Sandrine Allonnier, porte-parole du courtier Vousfinancer, la situation est une aubaine. "Chez Vousfinancer, on a une production de crédit intermédiaire en hausse de 18% sur ce premier quadrimestre, donc depuis le début de l'année, par rapport à l'année d'avant qui avait été très bonne" analyse l'experte sur RTL.
"Sur les chiffres de la Banque de France, on est également à plus de 10%. Force est de constater qu'on a un marché plutôt résilient", poursuit cette dernière.
Le marché aurait-il été immunisé par la succession des crises et la persistance de l'instabilité politique en France ? Une autre hypothèse est que les banques gardent des taux faibles afin d'attirer les consommateurs. "On a même des pubs à la télé sur des banques qui font des taux à 0,99% pour les primo-accédants, d'autres qui font des taux à 2,49% pour tous les acheteurs", explique Sandrine Allonnier.
Le taux d'intérêt moyen de ces nouveaux crédits s'est stabilisé à 3,22%. Il était à 3,23% en février et s'affichait à 3,20% un an plus tôt, en mars 2025. La Banque de France relève par ailleurs une dynamique particulière chez les acheteurs d'un premier bien immobilier : depuis le début de l'année 2025, le nombre de prêts accordés aux primo-accédants augmente plus rapidement que celui de l'ensemble des emprunteurs.
Des menaces continuent de planer, notamment l’inflation et la remontée des taux. Si la hausse des prix se poursuit, un relèvement des taux dès le mois prochain deviendra difficilement évitable, au risque de casser la dynamique actuelle, quelles que soient les intentions des banquiers centraux. Et puis l'élection présidentielle de 2027 : l'immobilier souffre systématiquement lors des années électorales.
Les montants des crédits immobiliers avaient largement diminué entre mi-2022 et début 2024, une période pendant laquelle la Banque centrale européenne (BCE) avait progressivement augmenté ses taux directeurs pour lutter contre l'inflation en Europe. Ces hausses ont été ensuite répercutées sur les taux d'intérêt des crédits immobiliers. Ils ont depuis reflué doucement, dans le sillage des assouplissements des taux directeurs de la BCE au fur et à mesure du ralentissement de l'inflation.
Le marché des crédits à la consommation a également légèrement progressé en mars, avec un volume de 5,7 milliards d'euros de prêts accordés contre 5,6 en février et 5,5 en mars 2025. Le taux moyen de ces prêts à la consommation a poursuivi sa légère décrue pour s'établir à 6,33%, contre 6,40% en février et 6,47% en mars 2025.
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