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La guerre en Iran pourrait mettre à l'arrêt le secteur de l'immobilier en France (photo d'illustration).
Crédit : DR
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Les premières conséquences de la guerre en Iran se font déjà ressentir au niveau de l'immobilier. La remontée rapide des taux d'intérêt, signifiant le coût de l'emprunt à la banque, met hors-jeu, un certain nombre de dossiers, alerte le courtier Vousfinancer. Ceci n'est pas lié à un problème de financement, puisque ce sont des emprunteurs qui restent solvables, mais il s'agit d'un problème administratif. Celui du taux d'usure.
C'est le taux maximum auquel les banques ont le droit de prêter. Un calcul mêlant, le taux d'intérêt, l'assurance emprunteur, les frais de dossier et les frais d'agence des courtiers. Les banques ne peuvent dépasser qu'un peu plus que la moyenne du taux des trois mois précédents. Et lorsque les taux d'intérêts remontent rapidement cela se complique. C'est ce qu'il se passe actuellement.
On est autour de 3,5% sur 20 ans, équivalent à un demi-point de plus qu'en février 2026 après les hausses de mars et d'avril, liées à l'incertitude géopolitique et à la crainte d'un retour de l'inflation. Des dossiers pourtant finançables sont ainsi hors des clous à cause du taux d'usure. Quelques dizaines de cas bloqués remontent pour le moment. Mais le secteur alerte, parce que si les taux d'intérêt progressent encore, la totalité du marché de l'immobilier pourrait se retrouver grippé.
Comme au début de la guerre en Ukraine : les mêmes causes produisent les mêmes effets. À l’époque, pour sortir de la crise, la Banque de France a accepté de recalculer le taux d’usure tous les mois, pour huiler le marché immobilier. Contre, une fois par trimestre en temps normal. Et cela avait fonctionné.
Les professionnels demandent le retour de cette mesure immédiatement avant d'arriver au point de rupture. C'est capital car le printemps est la période la plus importante de l'année pour les transactions. Deux tiers des ventes se font entre mars et juillet.
À quoi sert le taux d'usure s'il pose tant de problèmes ? À protéger le consommateur contre des taux trop élevés des banques. Ce qui était vrai au début des années 90 lorsque les taux avoisinaient voire dépassaient les 10%. Mais désormais, les banques ont plutôt tendance à vouloir prêter le moins cher possible pour attirer de nouveaux clients. En 2025, elles ont multiplié les opérations promotionnelles pour signer des crédits. Le taux d’usure est complètement anachronique, il n’a, en l’état, plus de raison d’être.
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