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Alain Cocq, militant de la fin de vie digne, est mort par suicide assisté en Suisse

Alain Cocq, militant de la fin de vie digne, est mort d'un suicide assisté en Suisse, a indiqué son entourage ce mardi 15 juin. Atteint d'une maladie incurable, il réclamait le droit à l'euthanasie en France.

Alain Cocq, le 12 août 2020, à Dijon
Alain Cocq, le 12 août 2020, à Dijon
Crédit : PHILIPPE DESMAZES / AFP
cassandre
Cassandre Jeannin
Journaliste

Alain Cocq, 58 ans, est décédé ce mardi 15 juin en Suisse par suicide assisté, a annoncé son entourage. Atteint d'une maladie incurable, il avait fait deux grèves des soins et de la faim en 2020 pour réclamer le droit à l'euthanasie.
 
"Je tiens à vous informer, par la présente, de mon décès dans la dignité, dans le cadre d'une procédure de suicide assisté en Suisse", a écrit Alain Cocq dans une lettre ouverte adressée au président de la République, au gouvernement et aux parlementaires et diffusée par ses soutiens. "Alain Cocq est décédé ce matin à 11H20 à Berne, selon son désir, dans la dignité. Repose enfin en paix Alain", a précisé sur Facebook, Sophie Medjeberg, une proche du Dijonnais. 

Le suicide assisté, le suicide avec assistance médicale ou encore l'assistance au suicide a beau être autorisé en Suisse et dans plusieurs États américains, il est formellement interdit en France. Selon le Comité consultatif national d'éthique, cet acte se caractérise par le fait que le patient lui-même se fait l'injection létale. Le médecin fournit seulement le produit. 

En août dernier, il avait écrit au président de la République, lui demandant d'autoriser, à titre compassionnel, le corps médical à lui prescrire du pentobarbital, un barbiturique puissant qui lui aurait permis de "partir en paix". Emmanuel Macron avait refusé, indiquant "ne pas pouvoir demander à quiconque d'outrepasser notre cadre légal actuel".

Que dit la loi ?

En France, la fin de vie est règlementée par la loi Leonetti-Claeys du 2 février 2016. Celle-ci permet la sédation profonde mais interdit l'euthanasie ou le suicide assisté.

L'administration d'un sédatif profond est autorisée seulement si le patient est atteint "d'une affection grave et incurable" et si son "pronostic vital est engagé à court terme et présente une souffrance réfractaire aux traitements". Ce qui n'était pas le cas d'Alain Cocq dont la maladie évoluait lentement.

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