1 min de lecture Fin de vie

Alain Cocq a été réalimenté "avec son accord", et devrait rentrer chez lui bientôt

Le quinquagénaire atteint d'une maladie orpheline était hospitalisé depuis que son état s'était dégradé, à cause d'une grève de la faim entamée pour se laisser mourir.

Alain Cocq, le 12 août 2020
Alain Cocq, le 12 août 2020 Crédit : PHILIPPE DESMAZES / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
et AFP

"Je n'étais plus en capacité de mener ce combat". C'est ainsi qu'Alain Cocq a expliqué sa décision d'être réalimenté à l'hôpital, alors qu'il avait entamé une grève de la faim pour se laisser mourir il y a quelques jours. Atteint d'une maladie incurable, le quinquagénaire avait refusé de s'alimenter et de s'hydrater afin de mettre fin à ses souffrances, diffusant même les premières heures de son agonie sur Facebook. 

Ce mercredi 9 septembre, Alain Cocq a donc mis fin à la grève de la faim. Joint au téléphone par l'AFP à l'hôpital de Dijon, où il a été admis pour y recevoir des soins palliatifs après trois jours et demi de calvaire, il a assuré qu'"à quelques minutes près", il n'aurait "plus été là pour parler"

Il a indiqué qu'il pourrait rentrer chez lui "d'ici sept à dix jours (...) Le temps de récupérer un peu et de mettre en place une équipe d'hospitalisation à domicile", a-t-il précisé.

Il continuera à se battre "d'une autre manière"

Atteint d'une maladie orpheline qui lui bouche les artères et lui cause d'intenses souffrances, ce militant du droit à mourir dans la dignité avait cessé vendredi soir tout traitement et alimentation après avoir buté sur l'impossibilité légale d'obtenir une injection de barbituriques, demandée "à titre compassionnel" à Emmanuel Macron pour abréger ses souffrances.

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Lundi soir, le Dijonnais "souffrait trop" et a été hospitalisé "après une intervention du Samu", avait indiqué Sophie Medjeberg, avocate et vice-présidente de l'association Handi-Mais-Pas-Que, désignée comme mandataire par le Dijonnais pour l'assister dans sa fin de vie.

Alain "reprend du poil de la bête; le combat continue mais d'une autre manière", a-t-elle déclaré mercredi à l'AFP, se disant soucieuse que "ses droits fondamentaux aient été respectés".

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