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Affaire Matzneff : Pivot "regrette" de "ne pas avoir eu les mots qu'il fallait"

L'ex-animateur de télévision Bernard Pivot, accusé de complaisance envers l'écrivain Gabirel Matzneff, a fait état lundi 30 décembre de ses "regrets" estimant n'avoir pas eu à l'époque "les mots qu'il fallait".

Bernard Pivot, en mai 2015.
Bernard Pivot, en mai 2015.
Crédit : Thomas SAMSON / AFP
Benoît Collet & AFP

Accusé de complaisance avec l'écrivain Gabriel Matzneff, qui affichait ouvertement son attirance pour les adolescents et les adolescentes, l'ex-animateur de télévision Bernard Pivot a fait état le 30 décembre de ses "regrets", estimant n'avoir pas eu à l'époque "les mots qu'il fallait".

"Animateur d'émissions littéraires à la télévision, il m'aurait fallu beaucoup de lucidité et une grande force de caractère pour me soustraire aux dérives d'une liberté dont s'accommodaient tout autant mes confrères de la presse écrite et des radios", explique Bernard Pivot, dans un texte adressé au Journal du Dimanche, où il tient une chronique.

Le goût autoproclamé de Gabriel Matzneff, aujourd'hui âgé de 83 ans, pour les jeunes filles et les jeunes garçons n'a jamais fait ciller le monde de l'édition. Mais la sortie prévue le 2 janvier de Consentement, où l'éditrice Vanessa Springora décrit comment elle a été séduite par Gabriel Matzneff, presque quinquagénaire, alors qu'elle avait 14 ans, est en train de changer la donne.

Depuis la fin du mois de décembre, une vidéo de Bernard Pivot interrogeant sur un ton badin l'écrivain sur son attirance sexuelle pour les "moins de 16 ans" fait scandale sur les réseaux sociaux, près de trente ans après sa diffusion.

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Le 27 décembre, Bernard Pivot avait réagi à l'affaire Matzneff dans un tweet dénoncé par beaucoup d'internautes. "Dans les années 70 et 80, la littérature passait avant la morale ; aujourd'hui, la morale passe avant la littérature. Moralement, c'est un progrès. Nous sommes plus ou moins les produits intellectuels et moraux d'un pays et, surtout, d'une époque", avait-il écrit.

S'adressant à Bernard Pivot, la réalisatrice Andréa Bescond a jugé qu'il aurait dû faire son "mea culpa". "Peut-être vouliez-vous dire : 'Dans les années 70 et 80, la littérature passait avant la loi et le crime, il était temps que cela change, nous avons été des complices passifs, sans aucune morale, nous étions les produits d'une triste époque, nous aurions dû réagir, mea culpa'".

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