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Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle : l'appel de 62 maires à renoncer à son extension

Une soixantaine de maires ont adressé une lettre à Emmanuel Macron pour s'opposer au projet de Terminal 4 de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.

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Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle : l'appel de 62 maires à renoncer à son extension Crédit Image : THOMAS SAMSON / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Raphaël Vantard édité par Venantia Petillault

Il s'appellera le T4. Il ne s'agit pas d'une nouvelle ligne de tramway mais du projet d'un nouveau terminal à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Nécessité pour les uns, une aberration écologique pour d'autres, 62 maires en Île-de-France, sont en colère et ont écrit ensemble à Emmanuel Macron, afin de lui demander l'abandon de l'extension du deuxième plus grand aéroport européen. 

Le projet du terminal 4 est immense, 167 hectares supplémentaires, autant que 250 terrains de foot, pour accueillir 40 millions de passagers en plus, soit l'équivalent aujourd'hui du trafic de l'aéroport d'Orly. 


Ce projet fait polémique car il prévoit une augmentation assez massive du trafic aérien. C'est comme si on ajoutait un aéroport entier à Roissy Charles de Gaulle. Cela veut dire : 500 vols de plus par jour et les quatre pistes actuelles vont tourner à plein régime avec un total de 2.000 atterrissages et décollages quotidiens. 

Ceux qui vivent à proximité de l'aéroport s'attendent donc à encore plus de nuisances sonores. "Aux heures de pointe, c'est déjà un avion toutes les minutes et demi. Et aux heures creuses, on peut parfois avoir des petites pauses de cinq parfois dix minutes." 

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De son côté, Aéroports de Paris promet de réduire ces nuisances, notamment celles de nuit pour éviter au maximum que ce nouvel aérogare ne devienne un calvaire pour les riverains de Roissy. 

Des promesses d'emploi qui ne séduisent pas

Pour l'entreprise qui sera bientôt privatisée, ce projet doit satisfaire la croissance de l'aéroport : il y a 2 à 3% de vol en plus chaque année. Amélie Lummaux, directrice environnement en charge de ce projet à Aéroports de Paris promet des retombées économiques intéressantes : "Aujourd'hui, il y a 90.000 emplois générés par l'aéroport. Selon des études que l'on a fait, les chiffrages d'emplois sont entre 41.000 et 45.000 emplois nouveaux, avec cette nouvelle infrastructure, notamment grâce à toute la partie chantier qui devrait générer 4.000 à 5.000 emplois par an."

Mais dans les villes concernées, ces élus ne veulent plus assumer les conséquences écologiques d'un tel projet. La facture en terme d'augmentation de gaz à effet de serre est trop coûteuse. "Entre des perspectives de croissance et la protection du climat et de la santé de nos concitoyens, nous avons choisi", écrivent ces élus dans une lettre au président de la République. Plus question donc d'opposer emploi et environnement, 

Le nouveau terminal T4 est prévu pour 2037 et une enquête publique va débuter dès ce printemps. De son côté, l'aéroport de Paris espère des premiers coups de pelleteuse dès l'an prochain. À moins que d'ici là, comme pour Notre-Dame des Landes ou Europa City, sous la pression des maires et d'une partie de la population, le gouvernement pourrait renoncer à agrandir Roissy. 

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