2 min de lecture General Electric

Pourquoi General Electric va supprimer 1.050 emplois à Belfort ?

General Electric supprimera bien 1.050 postes sur le site de Belfort, notamment dans la division turbine à gaz. Aéronautique, hydrogène ... Des reconversions sont possibles.

Christian Menanteau Eco Menanteau Christian Menanteau iTunes RSS
>
Pourquoi General Electric va supprimer 1.050 emplois à Belfort ? Crédit Image : SEBASTIEN BOZON / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
Christian Menanteau
Christian Menanteau édité par Cassandre Jeannin

L’américain General Electric va supprimer 1.050 emplois à Belfort. On est loin des promesses d’il y a cinq ans sur le renouveau de ce site racheté à Alstom. Belfort n’échappera donc pas à une restructuration qui frappe toutes les usines de GE Power. Sur le plan social, près du quart de l’effectif total de l'usine est concerné.                                                
Les activités vendues par Alstom en 1999 sont ciblées mais pas celles acquises par l’américain en 2015 et pour lesquelles le conglomérat s’est engagé à maintenir l’emploi durant trois ans. La face industrielle touche, sans surprise, la division turbine à gaz qui va perdre 792 de ses 1.900 postes, ce qui signifie concrètement la quasi disparition de cette activité sur le site de Belfort.

Ni les compétences ni les performances du site sont sur la selletteBelfort est tout simplement pris en tenaille. La mâchoire supérieure c’est la débâcle financière de GE Power. Le chiffre d'affaire de la branche s’est effondré de 22 %, ses pertes dépassent 1 milliard de dollars. La mâchoire inférieure, c’est le recul régulier et massif du marché international des centrales à gaz. En cinq ans, la puissance commandée dans le monde a été divisée par 2. Les centrales à gaz cèdent partout la place aux énergies renouvelables. Il y a dix ans Belfort fabriquait 100 turbines par an, elle n’en a produit que 29 l’an dernier.        

Ces entreprises peuvent-elles se reconvertir ?

Les syndicats considèrent toujours que le marché peut rebondir notamment dans les pays émergents. Les spécialistes en doutent. Comme pour la téléphonie, ces pays sautent l’étape des grandes centrales traditionnelles pour aller directement au solaire ou à l’éolien. 

Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, est confiant sur l’avenir industriel de Belfort. Le ministre veut utiliser les 50 millions de pénalité versé par GE et pousser des projets de diversification notamment dans l’aviation via GE Aviation qui fabrique des moteurs à turbines. Il faudrait des investissements et des certifications mais avec le concours de Safran c’est possible. 

À lire aussi
Un employé de General Electric sur le site de Belfort entreprises
General Electric : les salariés de Belfort approuvent un plan sauvant 300 emplois

GE pourrait se reconvertir vers l'hydrogène aussi, avec la constitution d’un Institut national d’essai des réservoirs d’hydrogène, l’ISTHY, indispensable pour cette filière. Les sociétés Faurecia et Gaussin regarderaient le dossier, sans oublier les postes ouverts par le TGV du futur chez le voisin Alstom. Pas de certitudes mais des perspectives de long terme potentielles non négligeables.

Les Plus

Alibaba, l'entreprise chinoise championne du e-commerce, va lever la bagatelle de 20 milliards de dollars dans la semaine sur la bourse de Hong-Kong. 

La Note

13/20 à la première télécabine urbaine d’Île-de-France. Elle reliera Créteil et Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne. C'est écologique, efficace et beaucoup moins coûteux que de construire des ponts ou des sous-terrains. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
General Electric Économie Emploi
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants