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Les glaces Miko, une aventure rendue possible par le cinéma

À partir des années 1930 en France, le cinéma parlant se développe. Le nombre de salles et de spectateurs se multiplie. Une marque suit ce mouvement et en profite, la marque de glace Miko.

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Les glaces Miko, une aventure rendue possible par le cinéma Crédit Image : DR | Crédit Média : RTL | Date :
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Anais Bouissou
Anaïs Bouissou édité par Paul Turban

En France, l’arrivée du cinéma parlant signe les débuts d’un des loisirs les plus populaires. De 20 salles sonorisées en 1929, elles sont près de 5.000 dix ans plus tard partout en France. On découvre les voix des vedettes de l’époque : Arletty, Fernandel, Jean Gabin. À la même époque, dans l’est de la France, dans la commune de Saint-Dizier, une famille de marchands de glace, les Ortiz, voit tout de suite un formidable marché qui s’ouvre.

"Dans les années 1930 avec l’explosion de la société des loisirs, il y avait déjà 5 salles de cinéma, explique Frédéric Ortiz, petit-fils du fondateur. Ma famille allait à l’entrée des salles de cinéma. La logique voulait qu’on aille vers les consommateurs. Ils ne pouvaient pas trouver de la glace facilement."

Rapidement, les glaces de la famille Ortiz sont vendues non plus devant, mais dans les salles de cinémas de Saint-Dizier. "Quand on vend de la glace, il ne suffit pas de vendre des produits, il faut mettre à disposition les congélateurs, les paniers, et aller au plus près de consommateurs, au moment de l’entracte et à la sortie des salles de cinéma", raconte encore Frédéric Ortiz. 

La formule fonctionne, et après la Seconde Guerre mondiale, les glaces Miko se répandent partout en France. "À partir de 1960, Miko était présent dans plus d’une salle sur deux en France. C’est énorme, d’autant plus qu’on était sur des bases de 300 à 400 millions d’entrées par an. Il y en a qui reprenaient deux fois de la glace, on arrivait pendant certaines séances à vendre plus de glaces que de spectateurs pendant la même séance."

Une véritable stratégie dans les cinémas

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Les employés défilent entre les fauteuils en portant autour du cou un panier garni de glaces. Et à l’écran avant les séances, les publicités Miko se développent. Autre stratégie, sponsoriser les festivals de cinéma, et placer les glaces Miko dans certains films. La famille Ortiz va même jusqu’à prêter de l’argent pour permettre l’ouverture de plusieurs cinémas.

"Il y a beaucoup d’exploitants de salle qui avaient l’accord direct main dans la main de mon oncle pour créer une nouvelle salle dans les 6 mois. Remboursement quelques années après, sans aucun contrat écrit. Miko a aidé les exploitants financièrement, non seulement en prêtant du matériel mais aussi en créant de toute pièce des salles dans l’est de la France. Bien entendu, accord tacite, vendre des produits Miko dans les salles de cinéma créées à l’aide de Miko", selon le petit-fils du fondateur. 

Avec le temps, les glaces ont été en partie remplacées par des produits davantage vendus, comme les sodas et le popcorn.

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