1. Accueil
  2. Actu
  3. Bien-être
  4. Vaccination coronavirus : plus d'effets secondaires après la deuxième dose ?
2 min de lecture

Vaccination coronavirus : plus d'effets secondaires après la deuxième dose ?

ÉCLAIRAGE - Les vaccins à ARN messager ont plus de petits effets indésirables pour la deuxième dose, mais pas AstraZeneca.

Une personne se fait vacciner (illustration).
Une personne se fait vacciner (illustration).
Crédit : OLIVER BERG / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP
Coline Daclin

La France vaccine à tour de bras. On compte désormais plus de 30 millions de personnes ayant reçu une première dose, et environ la moitié d'entre eux doivent encore se faire injecter la deuxième. Selon comment s'est passée la première injection, on peut plus ou moins appréhender la deuxième. Va-t-elle faire exactement le même effet ? Être plus douloureuse ? Causer plus d'effets secondaires ?

Sans surprise, les réponses à ces questions sont très variables individuellement. Ce que les autorités observent pour le moment, c'est que les effets indésirables restent rares. Le dernier bulletin de pharmacovigilance de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) fait état de seulement 45 294 cas d'effets secondaires enregistrés au 3 juin, sur 38 millions de doses administrées à la même date (en première ou deuxième injection). Parmi ces effets secondaires, 26% sont considérés comme graves. 

Une seconde dose mieux supportée pour AstraZeneca

Les effets secondaires peuvent néanmoins bien varier entre la première et la deuxième dose. Pour les vaccins à ARN messager, Pfizer-BioNTech et Moderna, "la fréquence des réactions systémiques [...] est plus importante lors de l’administration de la deuxième
dose par rapport à la première dose", note l'ANSM dans ses fiches sur les effets indésirables à destination des professionnels de santé. En clair, la fatigue, les maux de tête, la fièvre ou les frissons sont plus fréquents. Cela est lié à la réaction immunitaire du corps, plus forte une fois qu'il s'est déjà "entraîné" face à la première dose, explique franceinfo.

En revanche, pour AstraZeneca, c'est l'inverse : "par rapport à ceux signalés avec la première dose, les effets indésirables rapportés après la seconde dose
étaient d’intensité plus légère et de fréquence moindre", indique l'ANSM.

Et la douleur dans le bras ?

À lire aussi

La douleur au point d'injection n'est pas considérée par l'Agence du médicament comme une réaction systémique, mais est notée comme "réaction locale". Comme l'explique Numerama, la sensation de courbature dans le bras est en partie liée à la petite blessure que laisse l'aiguille et à la circulation du produit dans le muscle. Cette douleur-là devrait être similaire entre la première et la deuxième dose. Elle peut simplement être modifiée si vous êtes plus ou moins tendu au moment de l'injection (mieux vaut relâcher les muscles des bras quand le soignant pique) et si vous bougez après (bouger le bras permet de faire circuler le sang, et donc de limiter un peu la douleur).

Mais une autre partie de la douleur est liée à la réponse immunitaire du corps. Comme le point d'injection est le premier endroit où votre corps rencontre le vaccin, la réaction y est un peu plus forte. En théorie, on pourrait imaginer que vous ayez donc un peu plus mal au bras après la deuxième dose d'un vaccin à ARN messager et un peu moins pour AstraZeneca. Mais ce n'est pas un fait constaté par l'ANSM. Il s'agit de toutes façon d'une douleur modérée, sans gravité, qui disparaît au bout d'un ou deux jours. A priori, il n'y a donc pas de raison de s'inquiéter. 

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/