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Vaccin contre la Covid-19 : pourquoi rallonger le délai entre deux doses ?

ÉCLAIRAGE - Selon l'Agence du médicament, il n'y a "pas de risque particulier" à différer l'injection de trois semaines supplémentaires.

Le vaccin Pfizer/BioTech (illustration)
Le vaccin Pfizer/BioTech (illustration)
Crédit : JOEL SAGET / AFP
Coline Daclin & AFP

De trois semaines, les deux doses du vaccin Pfizer/BioNTech contre le coronavirus vont désormais pouvoir être espacées de six semaines. "Il est possible sans risque et sans perte d'efficacité de différer la deuxième injection du vaccin", a assuré jeudi 7 janvier le ministre de la Santé Olivier Véran. 

Le schéma d'administration de ce vaccin, élaboré par les laboratoires qui l'ont développé et validé par l'Union européenne depuis le 21 décembre, repose sur deux doses espacées de 21 jours. Mais l'essai clinique a été élaboré sur une fenêtre "allant de 19 à 42 jours", rappelle l'Agence du médicament (ANSM).

L'ANSM a ainsi estimé dans un avis mis en ligne jeudi sur son site internet que "l’évidence disponible à ce jour ne suggère pas de risque particulier à retarder l’injection de la deuxième dose de quelques jours". "Cette flexibilité d'administration de la 2e dose entre 21 et 42 jours peut être envisagée au vu des circonstances actuelles spécifiques afin d'élargir la couverture vaccinale des personnes prioritaires et faire face aux fluctuations d'approvisionnements", poursuit l'ANSM dans son avis. 

Un dispositif pour vacciner plus rapidement

L'objectif est ainsi de vacciner un maximum de personnes rapidement. "Cela nous permet de disposer de davantage de doses disponibles tout de suite", a indiqué Olivier Véran lors de sa conférence de presse avec Jean Castex. D'autant que la première dose donne déjà aux personnes vaccinées une protection de 50%. Mieux que rien, mais bien inférieure à l'efficacité de 95% promise par Pfizer/BioNTech

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"Décaler la 2ème dose à 6 semaines est réalisé dans les essais cliniques [...] et est scientifiquement validé. J’avais un doute initial, complètement dissipé par ces infos", a tweeté Nathan Peiffer-Smadja, infectiologue à l'hôpital Bichat. 

"Ce que dit le texte de l’ANSM c’est qu’on peut faire la seconde dose entre 21 et 42 jours, rien de plus rien de moins et cela correspond à ce qui a été observé dans l’essai de phase 3", a pour sa part indiqué Dominique Costagliola, épidémiologiste et Grand prix de l'Inserm 2020.

La France n'est pas la seule à avoir fait un tel choix. Au Royaume-Uni, les autorités sanitaires recommandent désormais de prévoir la deuxième injection du vaccin "entre quatre et douze semaines après la première dose" pour "permettre à plus de personnes de bénéficier de la protection" vaccinale. 

L'Agence française du médicament considère néanmoins qu'administrer la deuxième dose du vaccin au delà de six semaines "n'est pas envisageable" car "rien ne prouve qu'une seconde dose administrée au-delà de 42 jours conserve l'efficacité à moyen et long termes du vaccin".

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