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Vaccination : les opérations de communication des personnalités sont-elles efficaces ?

De nombreuses personnalités donnent l'exemple en se faisant vacciner devant les caméras, mais cette stratégie de communication apporte-t-elle des résultats ?

Vaccination : les opérations de communication des personnalités ne fonctionnent pas
Vaccination : les opérations de communication des personnalités ne fonctionnent pas
Crédit : ALEX EDELMAN / AFP
Vaccination : les opérations de communication des personnalités sont-elles efficaces ?
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micro générique
Jean-Mathieu Pernin - édité par Camille Guesdon

Des personnalités françaises se sont fait vacciner devant les caméras. Des chefs d’État ont également réalisé cet acte afin de sensibiliser le grand public à la vaccination, mais quels impacts ont eu ces opérations de communication ?

"À RTL, nous avons un homme vacciné, Michel Cymes. Il va bien, ses postillons sont sécurisés", affirme Jean-Mathieu Pernin. Il est vrai que chez les pro vaccins, il y a comme une impatience. Le 29 décembre dernier, dans Le Figaro, 200 maires toutes tendances confondues signaient une tribune pour se porter volontaire au vaccin, et c’est à peu près tout en matière de personnel politique. Car contrairement à Joe Biden, Mike Pence ou Kamala Harris et Benjamin Nethanyaou, en France concernant la vaccination des dirigeants, la tendance serait plutôt celle indiquée hier par Olivier Véran sur BFM TV : "Je ne veux pas me faire vacciner tant que ce n'est pas mon heure".

C'est la même ligne de conduite depuis décembre et le début de la campagne de vaccination le 27 décembre. On attend de voir car il y a un modèle, celui de Roselyne Bachelot. En novembre 2009, alors qu'elle était ministre de la Santé elle s'est fait vacciner face caméra contre le virus H1N1. Et à quoi avons-nous assisté ? À une déferlante de théories complotistes expliquant que c’était une fausse seringue, que la ministre s’était fait injecter du sérum physiologique. Ce sont exactement les mêmes intox qu’au moment de la vaccination de la future vice-présidente américaine et la fameuse seringue rétractable.

Une affaire de confiance avant tout

C'est un test de popularité grandeur nature. Si on prend l’exemple américain, il est étonnant de voir que l’injection dans le bras de Joe Biden n’a pas suscité de campagne de désinformation massive car il a 78 ans. Par contre, sa vice-présidente, au moment de sa vaccination le 29 décembre, a immédiatement eu droit à des milliers de messages comportant les rumeurs de l’absence d’aiguille et d'une fausse seringue. Pour rappel, Kamala Harris a 56 ans. Biden est vraiment fragile mais sa colistière en a-t-elle vraiment besoin ? Elle est devenue la cible de nombreuses rumeurs.

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Dominique Wolton, fondateur de l'Institut des sciences de la communication du CNRS a travaillé sur ce sujet et il estime que ces vaccinations face caméra sont contre-productives et explique : "Se faire vacciner en public, ce n’est pas une preuve de civisme. Ce qui fait changer d’avis les citoyens ce sont les conditions d’enquête sur la santé publique, d’être capable de rassurer les populations".

Pourquoi pas, mais si demain Jean Castex se fait vacciner en place publique comme le demande Valérie Pécresse, ça montre que le Premier ministre a confiance dans les vaccins, mais qui a confiance en Jean Castex ? Selon les sondages d’opinion, entre 25 et 35% des Français croient en son action.

Pour que ça marche, faut-il trouver la bonne personne ?

Il y a de ça, mais pas seulement. Par exemple, selon The Guardian, le système de santé publique britannique souhaiterait mettre en avant le footballeur Marcus Rashford, le très populaire attaquant de Manchester United, à condition de le faire avec une personne plus âgée, car il n'a que 25 ans. Alors pourquoi pas Elisabeth II ? En Pologne, des peoples se sont fait vacciner pour montrer l’exemple, mais ça a été tellement mal interprété par la population, que la courbe des anti-vaccins a remonté. Le vaccin de "la com" reste encore à trouver.

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