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StopCovid : ce qui devrait changer dans la deuxième version de l'application

Une nouvelle version de StopCovid sera lancée le 22 octobre. Le gouvernement veut donner un nouveau souffle à l'application alors que la progression de l'épidémie s'accélère.

L'application StopCovid doit identifier les expositions au coronavirus sur les smartphones
L'application StopCovid doit identifier les expositions au coronavirus sur les smartphones Crédit : AFP
Benjamin Hue
Benjamin Hue
Journaliste RTL

StopCovid est mort, vive StopCovid ? Le Premier ministre Jean Castex a annoncé ce lundi 12 octobre qu'une nouvelle version de l'application sera lancée le 22 octobre. Déployée début juin pour accompagner le déconfinement du pays, la première mouture de l'application de traçage numérique des malades du coronavirus n'a pas obtenu les résultats espérés par les autorités. En un peu plus de quatre mois, moins de trois millions de Français l'ont installée sur leur smartphone et moins de 500 personnes ont reçu une alerte pour les avertir qu'elles ont croisé une personne à risque.

Malgré ce bilan famélique, le gouvernement reste convaincu que StopCovid peut être utile pour faire face à l'accélération de l'épidémie dans le pays. Interrogé par les sénateurs vendredi, le secrétaire d'État au Numérique Cédric O a reconnu que les autorités n'avaient pas suffisamment fait preuve de pédagogie et insisté sur la nécessité de "trouver des relais et des alliés pour relancer l'application", chez les médecins, les professeurs d'université et les restaurateurs notamment.

Un nouveau nom mais toujours pas d'obligation

La relance de StopCovid devrait d'abord passer par un changement de nomEurope 1 croit savoir que l'application pourrait être rebaptisée "Alerte Covid". Cette dénomination avait déjà été proposée par le Conseil national du numérique avant la sortie de StopCovid. C'est aussi le nom de l'application lancée par le gouvernement du Québec. Mais la décision n'est pas encore arrêtée, précise le cabinet de Cédric O à RTL.

Une certitude, en revanche : la nouvelle version aura la même philosophie que StopCovid. Elle sera basée sur le volontariat et s'appuiera sur le protocole centralisé développé par les chercheurs de l'Inria durant le confinement. La France ne devrait pas changer de paradigme et rejoindre les États européens qui ont choisi d'utiliser le protocole décentralisé fourni par Apple et Google. La nouvelle version de StopCovid devrait donc toujours être incompatible avec les applications des pays voisins alors que des premiers essais d'interopérabilité sont déjà menés entre certains États.

Inciter les clients des restaurants à l'installer

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Autre certitude à ce stade, le gouvernement souhaite s'appuyer sur les restaurateurs pour inciter les Français à télécharger la prochaine version de StopCovid. Une campagne d'affichage devrait être lancée dans les établissements situés dans les zones en état d'alerte maximale, explique le cabinet de Cédric O à RTL. 

L'idée pourrait être de proposer aux clients d'utiliser l'application au lieu de renseigner leurs coordonnées au stylo dans les cahiers de rappel pour pouvoir être rappelés en cas de contamination détectée dans l'établissement. Il est trop top pour dire si une fonctionnalité permettant de scanner des QR codes sera intégrée à l'application sur le modèle de ce qui se fait au Royaume-Uni.

Des informations sur l'épidémie

Le gouvernement souhaite aussi rendre StopCovid plus interactive. L'application devrait comporter un nouveau volet pour informer les Français sur l'avancée de l'épidémie, les gestes barrières à respecter sur leur territoire et les modalités du dépistage. Des notifications pourraient être envoyées le cas échéant. 

En revanche, le cabinet du ministre ne confirme pas l'hypothèse avancée par Europe 1 selon laquelle les utilisateurs seraient désormais avertis d'un risque de contamination en cas de contact à moins d'un mètre pendant cinq minutes avec une personne déclarée positive, et non plus quinze minutes comme dans la version actuelle. Ce changement aurait pour effet de faire bondir mécaniquement le nombre d'alertes envoyées par l'application mais il ne semble pas fondé sur une recommandation de Santé publique France ou un quelconque consensus scientifique.

Le gouvernement devrait faire appel à une nouvelle entreprise pour piloter le développement de cette nouvelle version. Un appel d'offre a été lancé pour désigner le chef de projet qui succédera à CapGemini. Des moyens supplémentaires vont être affectés pour l'occasion : le plafond mensuel de dépenses affectées à la maintenance et l'hébergement de l'application devrait être relevé autour de 200.000 euros contre 100.000 euros aujourd'hui, a indiqué Cédric O au Sénat vendredi.

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