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Saône-et-Loire : un hôpital abandonne la chimiothérapie, trop coûteuse

L'Hôtel-Dieu du Creusot s'est contraint à abandonner la chimiothérapie à cause d'une hausse de prix du traitement jugée beaucoup trop élevée. Les patients doivent désormais parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour être soignés.

Un médecin tenant un produit de chimiothérapie (illustration).
Un médecin tenant un produit de chimiothérapie (illustration).
Crédit : ROMAIN LAFABREGUE / AFP
Nicolas Barreiro & AFP

En Saône-et-Loire, l'Hôtel-Dieu du Creusot, le seul hôpital de la ville, a annoncé ce lundi 5 octobre qu'il renonçait à pratiquer la chimiothérapie. En cause, une hausse insupportable du traitement vendu par son partenaire.

L'hôpital privé n'a pas trouvé d'entente sur le renouvellement de la convention qui le liait à l'Hôpital Sainte-Marie de Chalon-sur-Saône, à plus d'une demi-heure de là, qui préparait pour lui les doses des chimiothérapies.  

L'Hôpital Sainte-Marie, détenu par le groupe Ramsay Santé, numéro un français de l'hospitalisation privée, a proposé de renouveler la convention, arrivée à échéance le 30 septembre, à la condition que le prix des doses soit augmenté de 80%, ce qu'a refusé l'Hôtel-Dieu, géré par le groupe SOS Santé. 

"Très clairement, le groupe Ramsay a voulu ponctionner l'Hôtel-Dieu du Creusot et le groupe SOS Santé pour faire exploser ses profits. Et je le dis très clairement : nous n'avons pas vocation à combler le manque ou l'insuffisance de profits du groupe Ramsay", a déclaré Mickaël Munier, directeur général du groupe SOS Santé, cité par le site d'information creusot-infos.

Une augmentation de 100.000 euros par an

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Caroline Desaegher, la directrice de la communication de Ramsay Santé, justifie cette hausse des tarifs par "une explosion des coûts et notamment des matériels". Dénonçant des conditions "scandaleuses", Mickaël Munier a souligné que la hausse du prix voulue par Sainte-Marie "se traduirait par une augmentation de 100.000 euros de la facture annuelle". "Ce n'était pas acceptable", a-t-il tranché.

Désormais, les patients atteints doivent effectuer plusieurs dizaines de kilomètres afin de bénéficier d'une chimiothérapie.

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