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“Un ras-le-bol qui s’exprime” : pourquoi la grève des médecins libéraux s’annonce très suivie

Les médecins libéraux sont en grève à partir de ce lundi 5 janvier et pour une durée de dix jours. Ils dénoncent un "ras-le-bol" face à certaines mesures du projet de financement de la Sécurité sociale, mais dénoncent aussi des charges de travail massives.

Un médecin en consultation (illustration).

Crédit : iStock / Getty Images Plus

"Un ras-le-bol qui s'exprime" : la grève des médecins libéraux s'annonce très suivie

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Laurène Rocheteau

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Une façon de dénoncer leurs conditions de travail. Les médecins libéraux seront en grève dès ce lundi 5 janvier, et pour une durée d'au moins dix jours. S'ils dénoncent des mesures du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, ce mouvement est aussi "le témoin d'un ras-le-bol des médecins libéraux qui souffrent depuis des années avec des charges de travail très importantes, des responsabilités très importantes, une efficacité très importante," explique sur RTL le dr Philippe Cuq, chirurgien et représentant du syndicat Le Bloc. "C'est un ras-le-bol qui s'exprime," martèle-t-il. 

Chirurgiens, anesthésistes, obstétriciens, aussi bien titulaire que jeunes professionnels... Philippe Cuq assure que le mouvement qui débute ce lundi sera très suivi, avec jusqu'à 80% de taux de participation. "Toute la profession se mobilise, des jeunes étudiants en médecine jusqu'au bloc opératoire."

Un rôle essentiel

Une colère jamais vue qui compte aller résonner jusqu'aux frontières belges : car pour faire entendre leur mécontentement, les médecins libéraux vont s'exiler en Belgique pendant quelques jours pour éviter d'être réquisitionnés. "On est plus de 2.000 chirurgiens, anesthésistes, obstétriciens qui partent dimanche pour montrer que notre rôle est essentiel dans le pays." 

Car aujourd'hui, "on opère un Français sur deux," souligne Philippe Cuq. "Dans certaines spécialités, c'est plus de 80% des Français." Les professionnels de santé espèrent ainsi rappeler leur rôle essentiel pour faire entendre leurs revendications.

Les patients qui avaient une opération programmée à partir de lundi ont été prévenus, et leurs rendez-vous reportés. Mais des réquisitions de médecins ont d'ores et déjà prévues, et dénoncées par les grévistes, qui pointent du doigt une procédure "abusive" qu'ils comptent bien contester. "On envoie une réquisition pour plusieurs médecins aux urgences de la clinique, sans que ce soit personnalisé, ce qui est illégal", rappelle Philippe Cuq.

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