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Mort d'un enfant d'une forme proche du syndrome de Kawasaki : ce que l’on sait

ÉCLAIRAGE - Ce jeune garçon a développé des signes cliniques proches du syndrome de Kawasaki, une maladie inflammatoire qui peut avoir de graves conséquences cardiaques.

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Mort d'un enfant d'une forme proche du syndrome de Kawasaki : ce que l'on sait Crédit Image : Étienne Baudu/RTL | Crédit Média : Etienne Baudu | Durée : | Date : La page de l'émission
Etienne Baudu édité par Paul Turban

Un enfant de neuf ans est mort la semaine dernière d'une forme proche du syndrome de Kawasaki. C'est le premier cas mortel en France : y a-t-il un lien avec le coronavirus ? C'est toute la question. 125 cas de syndrome de Kawasaki ont été signalés dans toute la France, une vingtaine en Île-de-France, tous testés positifs au Covid-19. A Marseille, on compte actuellement 5 cas contre 3 par an d'habitude. Le petit patient décédé avait été lui aussi en contact avec le coronavirus.

Les médecins se veulent toutefois rassurants. Le professeur Fabrice Michel, chef du service de réanimation pédiatrique de l'hôpital de la Timone, veut rassurer avant tout les parents. En dehors de ce garçon, les autres jeunes se sont remis en quelques jours après leur passage dans son service. Il répond aussi à un vent de panique qui a agité les réseaux sociaux.

Pour l'instant, seuls quelques éléments sont confirmés. Ce jeune garçon a développé des signes cliniques proches du syndrome de Kawasaki, une maladie inflammatoire qui peut avoir de graves conséquences cardiaques. L'enfant a été victime d'une myocardite aiguë, c'est-à-dire d'un trouble du rythme cardiaque, qui dans son cas a été fatale. On sait aussi que le test sérologique avait révélé qu'il avait développé des anticorps contre le coronavirus et donc qu'il avait été contaminé quelques semaines auparavant.

Y a-t-il un lien direct entre une contamination au coronavirus et cette forme grave de la maladie de Kawasaki ? Pour l'instant, les médecins restent prudents, même si, disent-ils, le lien est difficile à nier. Mais attention, le cas du décès à la Timone est rarissime. On recense seulement trois autres cas aux États-Unis. Surtout, il va falloir explorer le dossier médical du garçon pour savoir s'il n'avait pas d'autres pathologies existantes qui pourraient expliquer son décès.

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