3 min de lecture Santé

Michel Cymes : ce qu'il faut savoir avant de s'abonner à une salle de sport

L’an prochain, c’est décidé, vous vous inscrivez dans un club de sport. Mais avant de transpirer, il faut avoir à l'esprit quels sont vos droits et vos devoirs.

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Ça Va Beaucoup Mieux, l'Hebdo du 15 décembre 2019 Crédit Image : iStock | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
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Michel Cymes Journaliste

Combien ça coûte de s’inscrire dans une salle de sport ? Ça coûte un petit billet qui peut grimper jusqu’à 1.500 euros par an. Mais la bonne nouvelle c’est qu'il se développe une formule low-cost avec tout un tas de salles accessibles pour moins de 400 euros par an.

À ce prix-là, vous n’aurez sans doute ni piscine ni sauna. Et si vous voulez participer à des cours, voire bénéficier d’un coach personnel, il faudra payer un supplément. Mais l’essentiel sera là, avec les instruments de torture, poids, haltères, rameurs et autres appareils à poulie qui vont vous faire suer, au propre comme au figuré.

Certains sont tentés de s’inscrire, mais ne voudraient pas payer un abonnement annuel et laisser tomber au bout de deux mois. Existe-t-il des formules courte durée ou carrément à la séance ?

Formules de courte durée

Notez que si vous payez pour un an, vous ferez l’effort d’amortir votre dépense et vous irez plus souvent à la salle, mais admettons. Vous voulez tester. Eh bien oui, il existe des formules de courte durée. Mais il faut que vous en fassiez la demande auprès du club. Parce qu’il est rare que la proposition soit spontanée. Ce qui intéresse les clubs, ce sont surtout les abonnements annuels.

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En tout cas, si vous signez pour un an, demandez un exemplaire du contrat d’inscription. Le club doit vous le donner. C’est la loi. Sinon, il risque 1.500 euros d’amende. 

Trois clauses auxquelles il faut être attentif

La première concerne la modification des activités et des horaires. Si, dans le contrat, il existe une clause disant que le club peut librement modifier sa durée d’ouverture ou même changer d’activité, c’est abusif. Vous venez faire du rameur et du jour au lendemain on vous propose du macramé ou de la poterie : il y a un problème. 

Deuxième clause abusive : elle concerne le vol éventuel de vos affaires. Si vous les avez rangées dans un casier fermé à clé, le club doit vous indemniser. Si le club décline par avance toute responsabilité, il est hors-la-loi.

Troisième clause : la rétractation. Vous avez le droit de changer d’avis si vous vous abonnez à distance (c’est-à-dire par internet, par téléphone ou par courrier). Le délai de rétractation est de 14 jours. Et si le quatorzième jour tombe un samedi ou un dimanche, il court obligatoirement jusqu’au lundi suivant. Et si le lundi est férié, jusqu’au mardi.

Ce délai de rétractation de deux semaines, vous y avez aussi droit si vous signez parce que la salle vous a appâté en vous invitant à venir retirer un cadeau sur place. Cadeau ou pas, vous avez 14 jours pour revenir sur votre décision. En revanche, si vous vous pointez à la salle spontanément, là une fois que c’est signé, c’est signé. Vous ne pouvez pas vous rétracter.

Que se passe-t-il en cas de blessure ?

Il y a blessure et blessure. S’il vous arrive des malheurs parce que vous n’avez pas respecté le règlement, pas observé certaines consignes ou que vous n’avez préalablement pas vu votre médecin pour qu’il vous déclare apte à faire du sport, c’est pour votre pomme.

En revanche, si la blessure survient parce qu’un appareil est défectueux, c’est bien sûr la responsabilité de la salle qui est engagée. Même chose si le coach ou n’importe quel membre du personnel d’encadrement vous a mal conseillé ou fait faire n’importe quoi. Si vous pesez 40 kilos tout mouillé et qu’on vous demande de soulever une barre à 80 kilos, il y a un problème.

Que se passe-t-il en cas de dispense ?

Je me suis inscrit dans une salle, j’ai payé mon abonnement mais je tombe malade. Pendant un mois ou deux, je suis interdit de sport par mon médecin. Est-ce que mon abonnement sera prolongé d’autant ? La réponse à cette question se trouve dans le contrat que vous avez signé. Certaines salles jouent le jeu, d’autres non.

Après, tous les cas de figure sont envisageables. Parfois, la parenthèse pendant laquelle vous ne profitez plus des installations de votre salle ne peut pas excéder un ou deux mois. Parfois, le report n’est valable que pour les femmes qui tombent enceinte. Mais il faut bien sûr pouvoir justifier de sa grossesse.

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