3 min de lecture Santé

Michel Cymes : comment aménager le domicile de ses parents seniors ?

Avec l’allongement de l’espérance de vie, l'équipement des logements des seniors est une question de plus en plus pressante.

Ca va beaucoup mieux - Michel Cymes Ça Va Beaucoup Mieux, l'Hebdo Michel Cymes iTunes RSS
>
Ça Va Beaucoup Mieux, l'Hebdo du 08 décembre 2019 Crédit Image : AFP / DAMIEN MEYER | Crédit Média : Michel Cymes | Durée : | Date :
La page de l'émission
CYMES_245300
Michel Cymes Journaliste

Vieillir, c’est bien. Mais bien vieillir, c’est mieux. Êtes-vous certains que le domicile de vos parents est équipé comme il devait l’être ? Que tout est adapté à leur grand âge ? 

Avec l’allongement de l’espérance de vie, c’est une question de plus en plus pressante. Je me suis aperçu que nombre de septuagénaires ou d’octogénaires qui vieillissent chez eux le font dans des appartements ou des maisons qui sont dans leur jus et manquent d’un minimum d’aménagements pour éviter les accidents idiots.

Donc, je dis à leurs enfants : "C’est à vous de jouer, à vous de convaincre vos parents de faire quelques travaux pour prévenir les risques". On va même commencer par le perron pour ceux qui vivent dans une maison. S’il y a quelques marches à monter, la base, c’est la rampe. Dans l’idéal, vous veillerez à ce que le nez des marches soit d’une couleur différente des marches elles-mêmes, lesquelles devront être équipées d’un anti-dérapant.

Ensuite, vous penserez à l’éclairage extérieur : il doit se déclencher dès qu’il y a une présence. Ça vous évitera de vous énerver parce que vous ne trouvez pas le trou de la serrure à la nuit tombée ou de buter sur la marche de l’escalier dont on vient précisément de parler.

Comment aménager l'intérieur ?

À lire aussi
La course à pied se pratique même en hiver bien-être
Michel Cymes : comment éviter les points de côté lorsque l'on fait du sport

Voici les conseils de l’architecte en chef du cabinet Romedenne et Associés. Première question à se poser : toutes les portes sont-elles indispensables ? Si ce n’est pas le cas, mieux vaut s’en débarrasser, elles ne gêneront plus. Si les occupants des lieux tiennent à leurs portes, voyez si elles ne peuvent pas être remplacées par des panneaux coulissants.  Dans les couloirs comme à l’extérieur, l’éclairage automatique permet d’y voir clair dès qu’on circule dans l’appartement.

Dans le salon et les pièces de vie, il faut débarrasser le sol des plantes, des tapis glissants ou des fils électriques qui peuvent faire trébucher. Les fils électriques, vous savez quoi ? Vous les fixez le long des murs. Par ailleurs, s’il y a une prise de courant qui sert régulièrement, faites-là rehausser.

Faut-il revoir le mobilier ?

Pourquoi pas. Observez vos parents. S’ils ont du mal à se relever lorsqu’ils sont assis, incitez-les à investir. D’une manière générale, les fauteuils hauts qui disposent d’accoudoirs sont d’un bon secours pour qui veut se remettre debout après s’être reposé.

De même, évitez les lits trop bas ou trop mous d’où on peine à s’extraire. Et sachez qu’on peut installer, sous le matelas, ce qu’on appelle une barre de transfert : c’est utile quand on a du mal à se lever.

Là, l’ennemi, c’est souvent le carrelage. Donc si vous avez les moyens d’opter pour un sol antidérapant, n’hésitez pas. Sinon, tapis anti-dérapant et barre d’appui dans la baignoire ; ça, c’est impératif. Même chose dans la douche qui s’enrichira utilement d’un tabouret adapté qui permet de se laver tout en restant assis. 

De même, dans la série des petits aménagements auxquels on ne pense jamais, mais qui font un bien fou, évitez les colonnes de rangement devant le lavabo : quand il n’y en a pas, il est plus facile de s’asseoir devant. Dans la cuisine, l’idéal, c’est de passer au tout électrique si vous êtes au gaz. 

Pour quelle facture ?

C’est un sujet, je ne vais pas vous le cacher. Une barre d’appui, c’est entre 100 et 200 euros. Un tabouret de douche, ça coûte entre 200 et 600 euros. L’éclairage automatique dans le couloir, c’est entre 500 et 1.000 euros. Donc tout ça mis bout à bout coûte quelques milliers d’euros. Et encore, je ne vous ai pas parlé des volets roulants, ni du monte-escalier.
 
Il faut simplement être conscient qu’il y a des choses à faire et qu’il faut en parler à ceux que vous aimez, car les aînés ont tendance à être un peu conservateurs : si vous leur parlez de travaux, ils pensent immédiatement complication, chantier, dérangement, alors que franchement, tout ce que je viens d’évoquer, c’est aussi simple qu’efficace.

Il est possible de se faire aider financièrement. Mais tous les foyers ne sont pas éligibles. Pour savoir si vous avez droit à ces aides, plusieurs adresses. D’abord, la CNAV, la caisse Nationale d’Assurance Vieillesse. Ensuite, l’ANAH, l’Agence Nationale de l’Habitat. Ce sont les 2 organismes qui tiennent les cordons de la bourse. 

Et si vous ne savez pas par quel bout prendre les choses, prenez contact avec votre caisse de retraite. Elle vous enverra un ergothérapeute qui vous ce que sont les travaux les plus urgents à faire chez vous. Et si tous ces guichets sont aux abonnés absents, relisez vos contrats d’assurance ou de mutuelle. Certains couvrent la visite d’un ergothérapeute.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Santé Michel Cymes
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants