1 min de lecture Santé

Médicaments : un anti-ulcère retiré de la vente après la découverte d'impuretés

Un médicament, appelé Azantac, va être retiré des rayons de pharmacie après la découverte d'impuretés classées comme cancérogènes probable.

Des médicaments dans une pharmacie (illustration)
Des médicaments dans une pharmacie (illustration) Crédit : GUILLAUME SOUVANT / AFP
Louis Rigaudière et AFP

Un risque pris très au sérieux. L'Azantac, un médicament anti-ulcère, va être retiré des rayons des pharmacies après la découverte d'impuretés classées comme cancérogènes probables, les mêmes qui avaient entraîné de nombreux retraits de lots de sartans l'an dernier, a annoncé l'Agence du médicament (ANSM). 

Dans le même temps, l'Agence européenne du médicament (EMA) a demandé jeudi aux laboratoires pharmaceutiques de passer en revue l'ensemble de leurs médicaments vendus en Europe pour y détecter "l'éventuelle présence" de ces impuretés, les nitrosamines. 

Ces molécules, dont la présence est probablement liée à un problème dans le procédé de fabrication des médicaments, sont classées comme cancérogènes probables chez l'homme sur la base d'études menées sur l'animal, précise l'EMA. 

Ce classement signifie qu'une exposition à long terme à des concentrations dépassant celles jugées sûres pourrait accroître le risque de cancer. Le rappel en France porte sur l'ensemble des médicaments en comprimé à base de ranitidine, un antihistaminique principalement utilisé pour traiter le reflux gastro-oesophagien. 

Des rappels également dans d'autres pays

À lire aussi
Le maire de Langouët Daniel Cueff, le 14 octobre 2019 pesticides
Arrêté anti-pesticides : le coup de gueule du maire de Langouët

Il s'agit de comprimés pelliculés ou effervescents commercialisés sous le nom Azantac par GlaxoSmithKline et sous formes génériques par Arrow, Biogaran, EG Labo, Mylan et Zentiva, a détaillé l'ANSM dans un point d'information. 

"Des rappels de lots sont également réalisés dans d'autres pays européens commercialisant ce médicament", ajoute l'agence. C'est aussi le cas dans certains pays ailleurs dans le monde (Canada, Maroc...). Aux Etats-Unis, le laboratoire Sandoz a annoncé mardi le "rappel volontaire" de 14 lots concernés par la présence de ces impuretés. 

L'EMA exige depuis janvier des fabricants qu'ils contrôlent les teneurs des substances incriminées directement sur les substances actives utilisées pour fabriquer ces médicaments. Et ce, avant toute mise en production des comprimés. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Santé Médicaments Société
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants