1 min de lecture Santé

Pénuries de médicaments : réunion jeudi à Matignon avec les entreprises du secteur

Un quart des Français s'est déjà vu refuser la délivrance d'un médicament ou d'un vaccin pour cause de pénurie, selon une enquête de France Assos Santé.

Des médicaments dans une pharmacie (illustration)
Des médicaments dans une pharmacie (illustration) Crédit : GUILLAUME SOUVANT / AFP
Thomas Pierre
Thomas Pierre et AFP

Edouard Philippe recevra jeudi 19 septembre une délégation d'entreprises du secteur du médicament afin "d'engager rapidement des actions" pour "faire face" à la pénurie de médicaments, a annoncé Matignon.

Le Premier ministre sera accompagné du ministre de l'Economie Bruno Le Maire et de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, qui avait présenté en juillet "une feuille de route provisoire" qui devait être enrichie de propositions, afin d'aboutir à un plan définitif en septembre.

Les tensions d'approvisionnement des médicaments se sont amplifiées ces dernières années, en raison de multiples facteurs: hausse de la demande mondiale, prix de vente de certains traitements jugés peu attrayants par les laboratoires ou les intermédiaires mais aussi politique de "flux tendu" visant à limiter les stocks, forte concentration des sites de production, parfois situés à grande distance, en Inde ou en Chine...

1.200 traitements ou vaccins concernés

Un quart des Français s'est déjà vu refuser la délivrance d'un médicament ou d'un vaccin pour cause de pénurie, selon une enquête publiée en janvier à l'initiative de France Assos Santé.

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Et selon l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), les signalements de tensions d'approvisionnement ont été multipliés par 20 en 10 ans, pour atteindre 868 cas en 2018. Selon les projections du même organisme, plus de 1.200 traitements ou vaccins seront concernés par des situations de rupture ou tensions d'approvisionnement sur l'ensemble de l'année 2019.

La feuille de route d'Agnès Buzyn prévoyait notamment la généralisation en 2020 d'une plateforme permettant aux pharmaciens de signaler les ruptures d'approvisionnement au laboratoire concerné et, en sens inverse, de fournir une information de meilleure qualité aux pharmaciens pour qu'ils puissent par exemple donner aux patients la "date approximative" de la prochaine disponibilité d'un médicament. 

Elle propose aussi de sécuriser l'approvisionnement de "médicament d'intérêt thérapeutique majeur" (MITM) à fort risque de pénurie, notamment les anticancéreux.

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