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Les astuces de Michel Cymes pour bien soigner une plaie

Les plaies superficielles sont très courantes et ne posent généralement pas de problème. À condition de les traiter sans faire d'erreur.

Des pansements Urgo (Illustration)
Des pansements Urgo (Illustration)
Crédit : PHILIPPE DESMAZES / AFP
Les astuces de Michel Cymes pour bien soigner une plaie
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Les astuces de Michel Cymes pour bien soigner une plaie
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Michel Cymes

Ça parait banal, le fait de soigner une petite plaie et c’est justement là qu’est le piège. Ça paraît tellement banal, disais-je, que ça conduit parfois à faire des erreurs. Je précise que je parle là de plaies qu’on peut qualifier de superficielles, autrement dit de brûlures au premier ou deuxième degré, d’écorchures ou de coupures qui affectent l’épiderme voire le derme mais, dans ce cas, superficiellement.

Quel doit être notre premier réflexe ? Il y en a deux. Primo, se laver méticuleusement les mains au savon et les sécher avec une serviette propre. Si vous n’avez pas de savon sous la main, utilisez votre gel hydro-alcoolique. C’est mieux que rien et avec la pandémie, on se doit tous d’en avoir sur soi.

Secondo : stopper le saignement ! Et pour ce faire, il n’y a pas 36 solutions : il faut exercer une forte pression là où ça coule. Utilisez un linge propre et soyez patient. Ça peut demander une dizaine de minutes, ce qui est court en théorie mais longuet quand on est concerné. 

Je signale au passage que, pour réduire le saignement, il existe quelques astuces. Vous pouvez vous allonger (ou allonger la personne concernée). Si la plaie se trouve sur une jambe ou sur un bras, vous levez le membre de manière à ce que la plaie se trouve au-dessus du cœur.

Nettoyage, désinfection, protection

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Une fois que le sang a cessé de couler, trois étapes : nettoyage, désinfection, protection.  Le nettoyage se fait à l’eau ou avec du sérum physiologique. La température de l’eau est importante. Il faut qu’elle soit tiède ou à température ambiante. Je déconseille l’eau froide car elle ralentit la circulation sanguine et peut donc retarder la cicatrisation. Donc pas d’eau froide sauf en cas de brûlure. Le froid a ceci de magique qu’il atténue la douleur et empêche la brûlure de gagner du terrain.

Ça, c’est pour le nettoyage. Ce n’est qu’après qu’on passe à la désinfection. Et on désinfecte toujours en partant du centre et en allant vers l’extérieur de la plaie. Utilisez une compresse imbibée d’un antiseptique. Attention à la Bétadine. C’est un antiseptique qui contient de l’iode et il est contrindiqué si vous êtes enceinte, si vous avez une maladie de la thyroïde ou si, évidence biblique, vous êtes allergique à l’iode.

Enfin, troisième étape, vous protégez la plaie avec un pansement. Si vous n’avez que du sparadrap, vous le collez sur une compresse stérile. Et en cas de brûlure, optez pour un pansement gras.

Changer le pansement chaque jour et nettoyer à chaque fois

Comment peut-on être sûr qu’on a bien fait ce qu’on avait à faire ?  Si vous avez de la fièvre, que vous constatez l’apparition d’une rougeur autour de la plaie ou que s’en écoule un liquide d’une couleur suspecte (genre vert ou jaune), il faut recommencer voire consulter. 

Dans le cas contraire, c’est que l’affaire suit son cours. Vous devez cependant changer le pansement chaque jour non sans omettre de nettoyer de nouveau la plaie, toujours avec une compresse stérile et toujours avec un antiseptique.

Si vous faites tout cela, il y a toutes les raisons pour qu’au bout de deux semaines (parfois un peu plus, ça dépend de la profondeur de la plaie,) toute trace de bobo ait définitivement disparue de la surface de votre peau à l’éclat retrouvé ! 

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