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Gaz hilarant : les dangers souvent méconnus de cette drogue prisée des jeunes

La consommation détournée du protoxyde d'azote est connue depuis des années et sa consommation augmente, malgré les risques sur la santé à court et long terme.

Symptomes
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Crédit : RTL Originals
28. Derrière ses troubles mystérieux, le secret d'une jeune fille de 20 ans
00:28:21
Laureline Chatriot

Dans ce nouvel épisode de Symptômes, le médecin généraliste Walid Mekeddem revient sur le cas le plus marquant de sa jeune carrière. Lors d'une consultation, il reçoit une maman accompagnée de sa fille. La jeune femme de vingt ans souffre de fourmillements ainsi que de troubles de la sensibilité à la jambe et de pertes d'équilibre.

Le comportement de la patiente l'interpelle immédiatement : malgré son inquiétude perceptible, elle reste en retrait et laisse sa mère détailler ses symptômes. Cacherait-elle quelque chose ? Après quelques examens, les résultats pointent une cause neurologique et le Dr Mekeddem préfère orienter la jeune femme vers l'hôpital

Quand il apprend que la jeune femme est accro au "gaz hilarant", il est très surpris. Il ne connait pas très bien le phénomène, décide d'appeler l'hôpital pour avoir plus d'explications et découvre que l'établissement reçoit "une demi-douzaine de cas liés au protoxyde d'azote en un an, ce qui n'est pas anodin !", souligne le médecin.

Les effets du gaz à hilarant à court et long terme

Le protoxyde d’azote est un gaz incolore utilisé dans la sphère médicale pour atténuer les douleurs, ou dans le domaine culinaire afin de faire fonctionner les siphons à chantilly par exemple. Détourné de ces usages, il est transféré dans des ballons de baudruche avant d’être aspiré pur. Il provoque ainsi de brèves réactions euphorisantes : rires incontrôlés, distorsions auditives ou visuelles...

Les risques de la consommation de gaz hilarant sont bien réels à court terme : asphyxie, brûlures internes par le froid du gaz, vertiges ou encore risques de chutes. Sur le long terme, cela peut créer des symptômes neurologiques comme pour la patiente du docteur Mekeddem.

Le protoxyde d’azote empêche en effet l’organisme d’absorber la vitamine B12, indispensable au bon fonctionnement de notre système nerveux. Cela peut entraîner une myélopathie, aussi appelée "maladie de la moelle épinière", avec des symptômes comme une diminution de la force musculaire et des troubles de la sensibilité.

Pour écouter ce podcast et découvrir tous les autres épisodes de Symptômes, rendez-vous sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées.

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