2 min de lecture Santé

Don du sang : le délai d'abstinence imposé aux homosexuels supprimé

Les députés ont supprimé cette discrimination envers les homosexuels dans le cadre de l'examen du projet de loi de bioéthique, le mercredi 1er juin. Le délai d'abstinence était déjà passé d'un an à quatre mois en avril dernier.

Un don de sang (illustration)
Un don de sang (illustration) Crédit : AFP / ANA AREVALO
Nicolas Barreiro et AFP

Les députés ont voté mercredi 1er juillet en commission la suppression de toute discrimination envers les homosexuels qui donnent leur sang, dans le cadre de l'examen du projet de loi de bioéthique

"Les critères de sélection du donneur ne peuvent être fondés sur le sexe du ou des partenaires avec lesquels il aurait entretenu des relations sexuelles", ont inscrit les députés via un amendement du corapporteur Hervé Saulignac (PS), cosigné par une centaine d'élus principalement de gauche. 

La période d'abstinence d'un an que devaient respecter les homosexuels pour donner leur sang a été réduite à 4 mois en avril dernier. Le ministère de la Santé avait présenté la réduction de cette période comme "une première étape" vers un alignement des conditions du don pour les homosexuels sur celles des hétérosexuels, envisagé "à l'horizon 2022". Hervé Saulignac a souhaité inscrire plus rapidement "dans le marbre de la loi la suppression de cette discrimination", selon un communiqué. 

D'autres amendements contre les discriminations

La commission spéciale chargée de l'examen du projet de loi bioéthique examine depuis lundi 29 juin en deuxième lecture ce texte qui ouvre la PMA, procréation médicalement assistée, à toutes les femmes. Les députés rétablissent leur version du projet de loi qui avait été modifié par le Sénat. Ils ont aussi adopté un amendement MoDem autorisant le don de gamètes dirigé entre deux femmes au sein d'un même couple, si l'une d'elle souffre d'infertilité.  

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Après un long débat, ils ont voté un amendement d'Hervé Saulignac prévoyant en cas de PMA que l'appariement, la recherche d'un donneur aux caractéristiques proches, ne soit possible qu'avec l'accord du couple receveur ou de la femme receveuse. 

Par un amendement LaREM, les députés ont aussi inscrit que les parents "sont incités à anticiper et à créer les conditions qui leur permettront d'informer l'enfant, avant sa majorité, qu'il est issu d'un don".

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