2 min de lecture Épidémie

Covid-19 : que signifie le franchissement du pic de la deuxième vague ?

Santé publique France assure que le pic de la deuxième vague pourrait avoir été franchi. Pour autant, cela ne veut pas dire que l'épidémie est terminée.

Une infirmière à l'hôpital Delafontaine à Saint-Denis (illustration)
Une infirmière à l'hôpital Delafontaine à Saint-Denis (illustration) Crédit : JOEL SAGET / AFP
Coline Daclin et AFP

Le pic de la seconde vague de l'épidémie de Covid-19 a-t-il été franchi en France ? C'est en tout cas ce que semble Santé publique France ce vendredi 20 novembre. "Les résultats actuels permettent de constater une diminution franche de tous les indicateurs, plus marquée dans les premières métropoles mises sous couvre-feu", indique l'agence sanitaire dans un communiqué. 

"Même si les indicateurs restent à des niveaux élevés, leur observation suggère que le pic épidémique de la seconde vague a été franchi", avance Santé publique France.

Pour autant, le fait d'atteindre le pic de l'épidémie ne signifie pas qu'elle est terminée, seulement que les mesures de confinement commencent à fonctionner et à réduire effectivement l'impact de la Covid-19. Le nombre d'hospitalisations pour coronavirus devrait commencer à baisser durablement, et la pression sur les hôpitaux pourrait s'atténuer. Pour l'instant, c'est seulement la première fois depuis le début de la seconde vague que les hospitalisations et les admissions en réanimation diminuent d'une semaine à l'autre.

Graphique montrant l'évolution des hospitalisations et des réanimations en France, au 19 novembre
Graphique montrant l'évolution des hospitalisations et des réanimations en France, au 19 novembre Crédit : SIMON MALFATTO, SOPHIE RAMIS / AFP

Comme l'explique Santé publique France, les indicateurs restent élevés. Le nombre de morts pour la semaine du 9 au 15 novembre est toujours de 3 756 (contre 3 817 la semaine précédente). 182.783 nouveaux cas de Covid-19 ont été confirmés la même semaine, soit une baisse de 40% par rapport à la semaine dernière. 

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Comme on l'a vu après le premier confinement, la baisse du nombre de cas après le pic de l'épidémie n'empêche pas une nouvelle vague épidémique. Il serait ainsi envisageable de voir une troisième vague épidémique : c'est d'ailleurs ce qu'il se passe aux États-Unis, au Japon ou encore en Iran. "Ces résultats encourageants [...] ne doivent pas faire oublier qu'en attendant les traitements et les vaccins, les seuls moyens pour freiner l'épidémie et réduire son impact sur le système de soins et la mortalité demeurent l'adoption des mesures de prévention individuelles, associées aux mesures collectives", rappelle Santé publique France.

Jeudi 19 novembre, le ministre de la Santé Olivier Véran a d'ailleurs déjà prévenu que le confinement n'était "pas terminé" et qu'il n'était "pas d'actualité de déconfiner le pays", malgré l'amélioration des indicateurs

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